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Une approche généalogique différente et passionnante, une plongée dans l’Histoire en compagnie des Grands du Royaume.
Un jour, au détour d’un acte de baptême ou de mariage on rencontre, parmi les parrains ou mère du futur ou de la future, voire grands-parents du nouveau né un patronyme aux sonorités bien «nobles». Non pas que le «de» précédant le nom soit déterminant (nombreux sont les actes incluant un «de» pour situer géographiquement un ancêtre ou bien par excés de zèle du rédacteur) mais plutôt par la rareté du patronyme dans les registres, la présence d’une signature ou bien encore, révélateur déterminant, le titre de la personne : seigneur, dame, comte, baron, duc etc ...
La façon dont vous abordez la généalogie risque alors de changer radicalement ...

En règle générale, sauf si vous appartenez à une famille dont la noblesse est prouvée, voire supposée, de nos jours à des siècles en arrière, le genre d’acte mentionné ci-dessus se trouve fort éloigné de vos parents, c’est à dire plutôt dix-septième ou seizième siècle, début des registres paroissiaux. Votre quête traditionnelle en fouillant baptêmes, mariages et sépultures va se trouver vite épuisée et même en retournant quelques actes notariés, la tâche est immense. D’autant que si vous vous penchez «ex abrupto» sur des actes de l’époque, leur rédaction en latin, occitan ou vieux français, les écritures et termes employés vont vous rebuter aussi certainement que vous n’en tirerez pas grand chose. Comme j’ai habitude de le dire, l’immersion lente et régulière dans de nouveaux milieux linguistiques, sociaux, d’écriture est bien meilleure et permet une solide connaissance apprise petit à petit plutôt qu’une tentative d’apprentissage rapide et médiocre.
Avant ce formidable engouement populaire pour la généalogie, largement porté par la vague internet, les seules généalogies créées étaient celles de la noblesse, des grandes familles bourgeoises, roturières. Il nous faudra donc explorer les bibliothèques afin de retrouver ces références.

Quelques généalogistes fort connus ont publié au long des siècles de remarquables ouvrages sur de multiples familles. Ainsi La Chesnaye-des-Bois, Badier, Anselme, Courcelles, Hozier, le Laboureur, Duchesne, de Saint-Allais, Lainé, Nadaud, O’Gilvy, Chérin, Rietstapp, Chaix d’Est-Ange sont quelques uns de ces auteurs auxquels je fais souvent référence dans mes recherches généalogiques.
On émettra toutefois toujours un doute sur les travaux de ces messieurs car si la plupart du temps on arrive plus ou moins à recouper les informations il arrive que l’interprétation des actes par l’un ou par l’autre diffère pour un nom, une date, un contrat, un évènement ou bien encore que la commande d’une généalogie primant sur son intégrité on crée des ancêtres jusque là inexistants !
Trouver ces ouvrages de nos jours n’est pas très compliqué : certaines bibliothèques municipales ou archives départementales en possèdent des exemplaires. Internet, par l’intermédiaire de Gallica, Google ou bien d’autres bibliothèques en ligne (voir le site geneanaute.com), les propose à la consultation, au téléchargement.
Leur lecture en est facile car rédigée en caractères d’imprimerie contemporains et dans une langue «compréhensible», on prendra vite l’habitude des tournures de phrases et la consultation de quelques dictionnaires de vieux français ou une recherche internet abolira vite la barrière d’un langage obsolète.

Plus difficile sera de trouver l’ancêtre mentionné dans ce fameux acte de baptême de 1564 ! Car si les généalogies des grandes familles royales, des duchés sont nombreuses il va s’avérer redoutable de retrouver un baron local ! On essaiera de cerner le généalogiste local qui a travaillé sur les familles régionales, je pense par exemple à Nadaud  qui a effectué un gros travail sur les familles limousines.
Il faudra alors consulter des dizaines de livres, compulser de nombreuses tables que l’on trouve en début ou en fin d’ouvrages, regroupées parfois au dernier tome, alphabétiques ou classées par région, par importance des familles ... Piste non négligeable lorsqu’on connaît la famille cherchée : les archives départementales et les différents fonds des familles, titres des séries 1E, F, J ; à lire avec attention.
Lorsque le nom paraît remarquable, c’est à dire à priori rare, j’essaie de faire une recherche dans Gallica à partir de ce dernier, les résultats obtenus, pouvant être affinés selon leur nombre, conduisent souvent à la découverte de la personne recherchée.

Prenez le temps de télécharger quelques ouvrages (Anselme, Chenaye-Desbois par exemple) pour vous familiariser avec ce type de document. Repérez les sommaires, tables des matières, les listes de noms de famille. Entraînez vous à vous reporter d’un ouvrage à l’autre. Comme pour toutes vos recherches, le temps sera votre allié et c’est petit à petit, souvent en reprenant d’anciennes leçons d’histoire (!), que vous pourrez remonter dans le temps jusqu’à des époques bien lointaines où les drakkars abordaient les côtes normandes ! Mais attention, recommandation supplémentaire : ne sautez pas les étapes, n’estimez pas que le «de BRACHET» mentionné en 1529 est l’aïeul de votre dernier ancêtre BRACHET ; sans preuve, sans lien, une généalogie n’est qu’un roman, peut-être passsionant mais certainement pas relevant de l’histoire familiale !

Bien entendu tout cela s’adresse au chercheur passionné, à celui pour qui l’enquête est aussi importante que le résultat, à celui qui aime l’anecdote trouvée en marge de tel ou tel recueil, à celui qui redécouvre tous les jours l’Histoire, se l’approprie et côtoie les chevaliers en partance pour les Croisades. Les autres trouveront sur les sites spécialisés internet des généalogies toutes prêtes, à intégrer rapidement dans leur arbre.
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