Alain Soirat généalogiste    
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Le Siècle du 29 novembre
On lit dans le Publicateur des Côtes-du-Nord :
Un assassinat, précédé d’un autre crime non moins odieux, a eu lieu le dimanche 12 novembre, sur une jeune fille de onze ans et demi, habitant chez ses parents, cultivateurs au Hilot, en la commune de Saint-Caradec.
Voici dans quelle circonstance ce crime a été découvert :
Cette enfant avait quitté à une heure et demie la maison paternelle pour se rendre au catéchisme au bourg.
Une heure après, sa mère, passant par le même chemin pour se rendre aux vêpres, aperçut à l’angle d’un champ, à environ quatre cents pas de sa demeure, son enfant couchée le long du fossé, le visage contre terre et poussant des cris plaintifs.
Elle vit, en s’approchant, que le sang coulait de plusieurs blessures qu’elle avait à la tête. Sa coiffe était à quelque distance d’elle ; son serre-tête était sur ses épaules ; ses sabots peu éloignés. Elle avait les pieds tournés vers le sentier qu’elle suivait. A quelque distance de sa tête se trouvait une grosse pierre. Ses vêtements étaient couverts de sang.
Cette malheureuse mère, à la vue de ce affreux tableau, appela son mari, qui la suivait pour se rendre au bourg. Ils relevèrent l’enfant, qui était sans connaissance, et la rapportèrent à la maison sans pouvoir la faire revenir à elle.
Les parents ne soupçonnaient aucun crime, ils envoyèrent le lendemain chercher un prêtre et une bonne sœur pour la soigner.
Mais malgré les secours qui lui ont été donnés, cette infortunée jeune fille a succombé le 16, sans avoir recouvré la raison et fait aucune déclaration qui pût éclairer la justice.
Celle-ci a prescrit l’autopsie du cadavre, et cette opération a révélé qu’il y avait eu fracture du crâne à l’aide d’un instrument contondant et anguleux.
Plusieurs contusions aux différentes parties du corps attestaient que l’enfant s’était débattue contre son assassin.
Il a été aussi reconnu qu’un autre crime avait précédé cet assassinat, et que celui-ci n’avait été commis que pour empêcher la révélation du nom de l’auteur de l’autre.
Un talon de sabot, qui s’est sans doute détaché pendant la lutte, a été trouvé sur le théâtre de ce crime.
La justice poursuit sans relâche ses investigations ; nous ne savons si jusqu’ici elles ont amené quelque résultat. Il est à craindre que ce double crime n’ait été commis par quelque malfaiteur étranger, de passage dans la commune et dont on n’aura pu suivre la trace.

L’enquête généalogique :
Marie Suzanne LEHAUT, âgé de 11 ans, née à Saint-Caradec (Côtes d’Armor), domiciliée au Hilo, commune de Saint-Caradec, fille de Pierre Marie, couvreur en paille, âgé de 54 ans, et de Marie Mathurine LEBIANT, est décédée à Saint-Caradec, le 16 novembre 1865.
Pierre Marie LE HÔ, couvreur en paille, domicilié et né à Saint-Caradec, le 2 mai 1811, fils des défunts Joseph et Suzanne LE CLÉZIO, s’est marié à Saint-Caradec, le 6 juillet 1840, avec Marie Mathurine LE BIHAN, domiciliée et née à Saint-Caradec, le 27 mars 1807, fille de défunt Jean, et de Marie PÉDROT, ménagère, domiciliée à Kerdrain, commune de Saint-Caradec.
Joseph LE HÔ, laboureur, âgé de 24 ans, domicilié à Saint-Caredec, né à Grâce-Uzel (Côtes-d’Armor), le 10 août 1776, fils de Julien, et d’Yvonne LE VERGER, s’est marié à Saint-Caredec, le 10 floréal de l’an 8, avec Suzanne LE CLÉZIO, ménagère, âgée de 30 ans, domiciliée et née à Saint-Caredec, le 15 avril 1770, fille de défunt Olivier, et de Jeanne PÉRIGAULT.

Support : BNF Gallica, AD des Côtes-d’Armor, Geneanet, Geoportail
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