Alain Soirat généalogiste    
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Le Constitutionnel du 26 novembre
On lit dans le Journal de Soissons :
Un double assassinat vient d’ensanglanter la commune de Romigny (Marne), située non loin des confins du département de l’Aisne, près le canton de Fère-en-Tardenois. Voici sur ce crime, quelques détails qu’on nous adresse et qu’on ne fonde, du reste, que sur des suppositions plus ou moins vraisemblables. Nous les donnons, comme ils nous parviennent, en attendant d’être renseignés d’une manière moins hypothétique.
Mme VERCOLLIER, boulangère à Passy-Grigny, était allée lundi soir porter, comme elle fait habituellement, du pain à Romigny. En sortant de cette localité et à très peu de distance du village, deux individus lui ont tiré un coup de fusil qui l’aurait atteinte, puis ils seraient montés dans la voiture de cette dame, et auraient achevé leur victime, qui a dû chercher à se défendre ; ils ont suivi ensuite, avec cette voiture, la route qui va de Romigny à Villers-Agron, ils sont passés à fond de train dans ce dernier village, où on les aurait vus se diriger sur Vézilly ; là, ils ont dû quitter la route départementale pour prendre celle de Fismes, qui passe dans Vézilly, et à la jonction de ces deux routes, ou un peu plus loin ,ils auraient déposé leur victime au pied d’une meule qui borde la route. Après avoir traversé Vézilly, et de l’autre côté de ce village, ils auraient, croit-on, accroché avec leur voiture celle de M. CLIQUET, fermier au Temple (commune de Sainte-Gemme). M. CLIQUET aurait reconnu la voiture de Mme VERCOLLIER, et, sur l’observation qu’il connaissait cette voiture, ils l’auraient assassiné. Les meurtriers ont ensuite abandonné la voiture, et on ne sait ce qu’ils sont devenus. C’est en allant au-devant de sa femme au Temple, où elle a l’habitude de passer, que le sieur VERCOLLIER aurait vu arriver le cheval et le cabriolet vide du sieur CLIQUET ; ce cabriolet était percé de deux trous de balles.
Le parquet de Reims s’est transporté mardi sur les lieux.

L’enquête généalogique :
Célestine Apolline DEBAY, né à Passy-Grigny (Marne), le 16 septembre 1829, fille de Nicolas François, et de Marie Nicolle BERTIN, épouse de Pierre Victor VERCOLLIER, boulanger à Passy-Grigny, est décédée à Passy-Grigny, le 20 novembre 1865. (Jugement du tribunal civil de Reims en date du 29 juin 1866).
Pierre Victor Éléanor VERCOLLIER, tailleur d’habits, domicilié à Passy-Grigny, où il est né le 16 mars 1824, fils de Jean Pierre, tailleur d’habits, décédé à Passy-Grigny, le 9 avril 1835, et de Marie Joséphine PANNIER, marchande épicière, domiciliée à Passy-Grigny, s’est marié à Trigny (Marne), le 12 novembre 1846, avec Célestine Apolline DEBAY, domiciliée et née à Trigny, le 16 septembre 1829, fille de Nicolas François, tailleur d’habits à Trigny, où il est décédé le 25 février 1833, et de Marie Nicolle BERTIN, épouse actuellement de Jean Baptiste CELLIER, cultivateur, domiciliés à Trigny.
Nicolas François DEBAY, tailleur d’habits, domicilié à Trigny, né à Germigny (Marne), le 25 frimaire de l’an 14, fils de Jacques Arnould, cultivateur à Germigny, et de Marie Jeanne COLEY, décédée à Germigny, le 3 novembre 1807, s’est marié à Trigny, le 6 octobre 1828, avec Marie Nicolle BERTIN, domiciliée à Trigny, où elle est née, le 24 brumaire de l’an 14, fille de Claude François, et de Marie Anne MEURAT, vignerons, domiciliés à Trigny.

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