Alain Soirat généalogiste    
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janus 01gLe monde virtuel et le monde réel ne sont pas si éloignés l'un de l'autre finalement ...
Je me réfère toujours à ce récent sondage sur la généalogie où l'on apprend un peu du comportement des généalogistes amateurs (à lire dans le n°217 de la Revue Française de Généalogie).
C'est au moins au niveau des comportements que l'on retrouve des phénomènes similaires dans la recherche généalogique.
Le maître mot étant sans doute la rencontre ... étrange ! Quand on sait que l'on collait une image de rat de bibliothèque, de fouilleur de vieux papiers au généalogiste, il y a peu de temps encore. Solitaire certes, mais pas asocial ! La rencontre virtuelle, on le constate est plus importante que la rencontre réelle, facebook aidant, les inhibitions derrière un clavier disparaissent beaucoup plus facilement ; l'anonymat aide aussi. Mais que dire quand on constate la force des échanges entre généalogiste physiquement présents en un lieu, partageant leur passion, ayant moult sujets de discussion à débattre. Il y a peu d'écart  entre ces forums, groupes de discussions et autre lieux d'échanges informatiques où l'on va débattre de tout à partir de généalogie et la rencontre de quelques chercheurs dans un coin de salle de lecture des AD. On y retrouvera toutefois, selon les lieux, dans les deux cas, un censeur rappelant à l'ordre, veillant au règlement ou au bruit.
L'autre comparaison peut s'exercer dans le domaine des outils utilisés. Si dans le monde virtuel les grands sites de généalogie sont énormément exploités, voire les seuls exploités (nombreux sont les généalogistes qui ne connaissent qu'un site !), peu utilisent les autres possibilités offertes par Internet. On constate même à la lecture des chiffres de consultation émis par les Archives Nationales, voir cet article, que la fréquentation des AD en ligne n'est pas si importante que cela en comparaison du fait que la moitié des français ont déjà fait des recherches sur leur famille (dont 33% sur Internet). Nous retrouvons le même phénomène dans le réel : l'État-Civil est largement exploité, les Registres Paroissiaux également, dans une moindre mesure ; le reste l'est beaucoup moins. Parfois, aux AD 30, la salle des microfilms est plus remplie que la grande salle de lecture !
Pourtant, dans les deux cas, les outils, les informations que l'on peut trouver sont énormes, les ressources immenses. Il faut avoir une bonne connaissance des instruments de recherche, savoir se servir de tout ce qui est mis à notre disposition. Et là, quand je vois les réactions négatives face à la nomenclature de classement dans les archives ou l'incapacité d'un grand nombre à utiliser les fonctions de base d'un ordinateur je me dis qu'il y a un gros travail d'information, de formation à faire.
C'est peut-être là que la différence se fera le plus sentir entre le monde virtuel et le monde réel. L'individu lambda, n'ayant que peu de connaissances de ce que sont les archives départementales par exemple, ne franchira pas le pas, n'y viendra pas. Alors que n'importe qui peut trouver sa place au soleil de l'Internet, une place bien souvent polluée, sale et mal fréquentée, mais une place quand même. Place que quelques uns proposeront d'échanger contre une un peu moins sale, un peu moins polluée, un peu mieux fréquentée, toujours à portée de connaissance, moyennant quelques doublons !
Je ne le répète que trop, la formation, la connaissance sont des outils indispensables au généalogiste. Faire de la généalogie, contrairement à ce qu'il est dit partout, ce n'est pas simple dans le sens où cela demande un effort d'apprentissage, un minimum de connaissances, que l'on soit dans le monde réel ou le monde virtuel, même si ce dernier donne l'impression d'une plus grande facilité.
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