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EpiscyrusParmi les ouvrages que devaient posséder les moniteurs de colonies de vacances (traduction actuelle : parmi les référentiels ludiques propres à permettre le développement psycho-moteur des enfants, conseillés aux animateurs d'accueil de loisirs), les livres de jeux, avec les recueils de contes et les carnets de chants, tenaient une place importante dans le sac à dos, juste à côté de l'Opinel et de la pelote de ficelle. J'ai feuilleté un Dictionnaire des jeux de l'enfance et de la jeunesse chez tous les peuples, paru en 1807 fort intéressant.
Le jeu est bien une activité à part entière de l'humain normalement constitué ... le nombre d'années n'intervenant que pour le type pratiqué.
Du jeu au sport, du sport au jeu, c'est notre époque qui en a défini les limites. Ainsi, dans l'exemple que je tire dudit Dictionnaire, je trouve beaucoup de similitudes, de bases à certains de nos sports contemporains. A se demander si'l y a vraiment des inventeurs de ces derniers ...
Mais preuve en est encore une fois, qu'au delà de toutes les misères et souffrances, dans les circonstances les plus difficiles comme les plus joyeuses, on trouve le temps du loisirs, en tous lieux, avec plus ou moins d'importance. Ce dictionnaire en donne une image, à la campagne comme à la ville, de tous temps, dans toutes les couches sociales.

ÉPYSCYRUS. Episcyrus, ou Ephebica, ou Epicoines, COmmunis, Promiscuus, était un jeu de balle. Les joueurs se partageaient en deux bandes, et au milieu, on tirait une ligne nommée Scyrus, dont les deux bandes étaient également éloignées. De chaquae côté, on tirait une ligne également distante de celle du milieu. On plaçait ou on jetait une balle sur cette ligne du milieu, et chaque parti sortait aussitôt de ses lignes, et courait pour s'emparer de la balle, et la lancer au-delà du camp de ses adversaires. En un mot, il s'agissait de chasser la balle. Le P. Boulanger dit qu'il a vu jouer ce jeu à Florence, avec un grand concours de joueurs et de spectacteurs. Le P. Lafiteau explique autrement ce jeu : "Ceux que le sort a choisi poussent les premiers la balle vers le parti opposé, qui fait de son côté tous ses efforts pour la renvoyer d'où elle revient. La partie dure ainsi, jusqu'à ce que les uns et les autres aient conduit leurs adversaires au terme, ou à la ligne qu'ils devaient défendre." Il ajoute que la seule différence qu'il pouvait y avoir entre le jeu de Crosse et l'Episcyre ou l'Harpastum, c'est qu'au premier, pour pousser la balle, on se sert de bâtons recourbés, au bout desquels plusieurs sauvages (d'Amérique) ont des manières de raquettes ; au lieu qu'il ne paraît pas qu'on se servit des uns ou des autres, dans le second. Car à l'exception des brassards dont on se servait pour jouer au Ballon, nous ne trouvons nulle trace d'aucun instrument que les anciens aient employé dans leur Sphéristique. Il semble néanmoins qu'on peut l'inférer, non seulement de l'antiquité du jeu de Crosse, qu'il n'est pas possible que les anciens n'aient connu, puisqu'il est aujourd'hui aussi répandu dans l'Europe jusqu'aux extrêmités de la Laponie, qu'il l'est dans l'Amérique, depuis le nord jusqu'au Chili ; mais encore de la description qu'en fait Pollux, puisqu'elle porte qu'on y mettait la balle à terre, sur le Scyrus, ou laligne du milieu. On peut le prouver par l'épithète de poudreux, Pulverulenta, que Martial donne à la balle Harpastum toutes les fois qu'il en parle ; aussi bien que par celle d'Arenaria, qui se trouve dans S. Isidore de Séville ; ce qui nous apprend que cette bale roulait toujours dans la poussière.
Les Mingréliens jouent ce jeu-là à cheval, et la description qu'en fait un auteur Italien dans Historia della Colchide est fort jolie.
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