Alain Soirat généalogiste    
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fifrePour un tas de "bonnes raisons", au même titre que l'on donnait un surnom à son voisin, les habitants des villages proches portaient un sobriquet, attribué en général par cette même population voisine, représentatif d'une habitude communale, d'une reprise d'un évènement, de vieilles traditions.

A Rodilhan, les habitants furent surnommés «Li capélu» dont la traduction littéraire serait les «porteurs de chapeaux». Quelle est l’origine d’une telle dénomination ? Nous serions portés à croire que l’activité religieuse de la commune au cours des siècles, soit par Saint Martin de Quart, soit par Polvellières, soit par  l’acharnement mis par la population à bâtir et rebâtir son église paroissiale, aurait fait baptiser ses habitants du nom de «Capelans» (curés), mais ce terme, jugé sans doute trop réactionnaire lors de la Révolution se serait transformé en «capelu» et aurait acquis, depuis, la consécration de l’habitude.
Jean-Marie Chauvet - Historique de la commune de Rodilhan.


A Garons, les gens sont surnommés les «Fifré» c’est à dire tout à fait naïfs. Cet instrument de musique au son quelque peu aigu et perçant, est pris dans le sens déplaisant de niais. Pourquoi cette transmutation ? Il est bien difficile de répondre. Il a pourtant des lettres de noblesse ce fifre, puisque François 1er en dota l’armée française en 1534 ; il accompagna ainsi les tambours militaires pendant trois siècles et célébra bien des victoires, mais le clairon finit par le détrôner. Depuis qu’il n’est plus en honneur dans l’armée, son nom a pris un sens péjoratif. Les absents ont toujours tort.

A Bouillargues, les gens avaient tendance à marcher les jambes écartées. Est ce la pratique du cheval qui avait provoqué cette déformation générale, propre aux cavaliers, et cela parce qu’ils
utilisaient leurs chevaux de labour pour aller à la rencontre des taureaux lors des «abrivados» ?
Ou bien, au temps des guerres de religion, jouaient-ils le double-jeu et avaient-ils un pied dans chaque camp ? Ou bien leur déformation était-elle congénitale ? Ou bien encore était-elle sortie
de l’imagination de leurs voisins ? Qu’importe, ils furent bel et bien «lis escambarla» ou jambes arquées.

Les gens de Caissargues seront les «manjo-bofi». Gobi et bofi signifiant tous deux goujons, le dernier terme étant plus particulier à la région nîmoise. «Manjo-fourmo» ou mangeur de fromage
fut également un surnom attribué aux caissarguais qui cumulaient ainsi, comme souvent, plusieurs sobriquets.

Tiré du livre d'André BERNARDY «Les sobriquets collectifs (Gard et pays de langue d’Oc)» AHP - Uzès.
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