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gen coup press illus 0023On peut lire dans le Siècle du 15 décembre 1864

- On nous écrit de Le Bugue (Dordogne) :
Un crime accompli avec une audace inouïe, à trois heures de l'après-midi, un jour de marché, vient de mettre en émoi les habitants de notre petite ville.
Les sieurs SAULIÈRES et QUEYRELS, beaux-frères, s'étaient donné rendez-vous dans une petite auberge du Bugue pour arranger à l'amiable certaines affaires d'intérêt. Après une heure environ d'entretien, comme quelques contestations s'élevaient entre eux, ils sortirent de l'auberge pour se rendre chez un avocat de la localité qu'ils ne trouvèrent pas chez lui. SAULIÈRES en parut visiblement contrarié. En sortant de chez l'avocat, on remarqua beaucoup d'animation dans les paroles qu'il adressait à son beau-frère ; mais on n'y prit pas garde, les gens de nos campagnes s'emportant très facilement, surtout quand il s'agit d'affaires d'intérêt.
Après une demi-heure d'entretien environ, vers les trois heures de l'après-midi, SAULIÈRES attire brusquement son beau-frère dans un chemin qui unit les deux principales artères de notre ville, et qui, par conséquent, est assez fréquenté, et là, en présence de plusieurs personnes : « Il faut en finir » lui dit-il ; et aussitôt, tirant un couteau de sa poche, il le plonge dans le bas-ventre de son beau-frère. Le coup fut porté avec une telle promptitude que les spectateurs de cette triste scène n'eurent pas le temps d'arrêter le bras de SAULIÈRES. QUEYRELS fit quelques pas en arrière, en s'écriant : « Malheureux, tu m'as tué ! » puis il tomba à la renverse, baigné dans son sang.
Le docteur REY, informé de cet évènement, accourut avec un empressement digne d'éloges pour donner ses soins à l'infortuné QUEYRELS ; malheureusement il ne put que constater, après examen, que la blessure était mortelle. Quelques minutes après, la malheureuse victime rendit le dernier soupir.
L'assassin a été mis immédiatement en état d'arrestation.
L'enquête généalogique :
Jean QUEYREL, cultivateur, âgé de 35 ans, domicilié à La Mélonie, commune de Saint-Chamassy (Dordogne), où il est né, fils de Jean, domicilié à La Mélonie, et de défunte Catherine BOISSERIE, époux d'Antoinette VALETTE, est décédé le 29 novembre 1864, au Bugue (Dordogne).
Jean QUEYREL, tisserand, domicilié à la Mélonie, né le 30 floréal de l'an 8, fils de Guillaume Jean, cultivateur, et de Jeanne MAZIN, s'est marié à Saint-Chamassy, le 13 avril 1826, avec Catherine BOISSIERE, tailleuse, domiciliée au Peyral, commune du Buisson-de-Cadouin (Dordogne), née le 8 fructidor 1794, fille de défunt Pierre, et de Jeanne COMBE, domiciliée au Peyral.

Jean Pierre SAULIÈRE, cultivateur, âgé de 45 ans, domicilié à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), né à Saint-Chamassy, fils des défunts Pierre et Anne DELTEIL, époux de Pétronille QUÉREL, est décédé à Saint-Laurent-du-Maroni, le 11 juillet 1867.
Support : BNF Gallica, AD de la Dordogne, ANOM, Géoportail
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