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mythes 4Sur les traces des croyances et superstitions de nos ancêtres, qui parfois sont aussi les nôtres, nous continuons à croiser le chemin de sorciers et êtres surnaturels dotés de puissants pouvoirs. Leur force ne résidant pas vraiment dans leurs capacités, ils la tirent de la naïveté populaire qui est prête à tout faire croire aux populations pour résoudre des problèmes qu'elles ne comprennent pas.
Les descriptions qui suivent sont toujours tirées de l'ouvrage d'Alfred de MORE sur les mythes et traditions en France, paru en 1846.

Dans la Montagne Noire, on nomme Armaciès celui qui est né le lendemain de la Toussaint, et que l'on suppose être doué alors de la faculté de seconde vue : c'est le Taishar (Taisch se traduit par clairvoyance, don de seconde vue - déformation du mot sans doute) des Écossais. Chez ce dernier peuple, on célèbre, dans la nuit qui précède la Toussaint, une fête nommée Halloween, durant laquelle il y a, disent les croyants, une sorte de trève entre l'homme et les génies, ce qui donne aux intelligences les plus vulgaires le moyen de connaître l'avenir.

Dans le Périgord chaque canton a son devins ou son sorcier, qui fait tourner le tamis pour découvrir le voleur des objets perdus ; qui guérit tous les maux ; et qui possède mille secrets pour obtenir de l'argent de ses dupes. Pour guérir les maux qui viennent aux lèvres, à la bouche, au visage, aux yeux etc., il souffle trois fois sur le mal et prononce quelques paroles mystiques. Pour guérir du charbon, le malade présente sa plaie, et le sorcier, resté à une distance convenable, court sur lui, une hache à la main, en faisant des grimaces et des contorsions épouvantables. Lorsque ce singulier médecin est arrivé auprès du malade effrayé, il laisse tomber son arme, se met à genoux, nu-tête, récite quelques prières, profère quelques paroles mystérieuses, fait quelques signes au patient et disparaît. Le peuple ne doute pas que ces sorciers, à l'aide de la magie, ne puissent troubler les éléments et les saisons, faire la grêle en battant l'eau d'une fontaine, monter dans les nuages, jeter un sort sur les personnes et les animaux, les détruire à volonté, rendre les hommes languissants ou malades, et mettre la désunion dans les ménages. Ces idées sont si profondément enracinées, que la religion même ne peut les ôter. En Saintonge, les sorciers et les sorcières sont nommés Ganipotes et Genopes, et on leur attribue le pouvoir de se transformer en toutes sortes d'animaux.

Les sorciers sont très communs en Normandie, et l'on pense qu'ils se trouvent principalement parmi les bergers. C'est surtout aux avents de Noël que leur puissance est le plus redoutable, et cette époque est également celle des esprits et des revenants. Les âmes des personnes qui ont commis de grandes fautes, se montrent alors chaque nuit, aux meêmes heures, jusqu'à ce que, à force de prières et de messes, on les ait délivrées.

Autrefois les habitants de la campagne des environs de Paris, qui avaient à se plaindre du ravage des rats, s'adressaient, pour les détruire, à de prétendus magiciens. Ceux-ci composaient alors un talisman qu'ils attachaient à un bâton planté dans le champ dont on voulait expulsait les animaux dévastateurs. L'écrit portait ces mots redoutables : "Adjuro vos omnes mures qui hic consistitis ne nihi inferatis injuriam : assigno vobis hunc agrum, in quo si vos posthac deprehendero, matrem Deorum testor, singulo vestrum in sptem frusta siscerpam." C'est à dire : "Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort ; je vous défends ce champ, et si, après ma défense, je vous y retrouve jamais, j'atteste la mère des Dieux que je vous couperai chacun en sept morceaux."
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