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temoins 001On ne le répètera jamais assez : les actes comportent beaucoup plus d'éléments à exploiter que ce qu'ils laissent paraître.
On se jettera sur les parents de la mariée ou sur le nom enfin déchiffrable de la mère, sur la date de naissance entrevue dans un acte notarié ou sur le domicile du jeune conscrit, sans faire attention à ce qui complète l'acte.
Et parmi ceux, présents sur les différents actes d'état-civil et avant, les actes religieux, on doit prendre grand cas des témoins. Souvent aussi déclarants, parrains, marraines, ils sont des éléments non négligeables.

Mais attention ! Les traditions varient d'un lieu à un autre, d'une région à l'autre, d'une période à l'autre. S'il est vrai qu'à Saint-Julien le parrain et la marraine sont le grand-père paternel et la grand-mère maternelle, cela ne le sera pas à Pont-sur-Glaibe. De même que le déclarant d'un décès ne sera pas de la famille, même s'il porte le même nom, ou que le témoin du mariage sera un collègue de bureau !
Il ne faut absolument pas rapporter ce que l'on entend par ci par là à une généralité en aucun cas applicable dans toutes les régions de France, de Navarre et au delà. Nos témoins deviendraient vite gênants, pourraient influencer sur une généalogie devenue fausse.

Par contre ces témoins peuvent nous apprendre beaucoup de choses si l'on sait être un peu curieux. Pourquoi tous les témoins viennent-ils du bourg voisin ? Pourquoi les témoins de la mariée sont-ils de sa famille et les témoins du marié de simples habitants du lieu, sans précision ? Pourquoi le parrain et la marraine portent toujours le même nom que le baptisé ? Pourquoi les déclarants sont les mêmes sur tous les actes ? etc ...
Ces questions permettront éventuellement de se diriger vers le bourg voisin d'où est originaire la personne concernée, ou bien que le marié n'est pas du tout originaire de la région, que le parrain et la marraine peuvent être des frères, des grands-parents etc ...

Les témoins doivent éveiller notre curiosité, nous faire se poser les bonnes questions, franchir une étape. Mais encore une fois, attention ! Il ne faut pas généraliser. L'investigation devra être complète et prouver que la personne est bien celle recherchée et pas une supposition à partir de "on m'a certifié que ...".
Une bonne pratique pour ne pas égarer ses témoins ni leur rôle : garder précieusement toutes les sources rencontrées, les répertorier. Il m'est souvent arrivé, à la lecture d'un acte des années plus tard, de faire un rapprochement familial avec un témoin passé, à l'époque, pour inconnu.

Rappel : supprimer un témoin gênant nuit à l'enquête !
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