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Etude sur les cloches de l'ancien diocèse de Limoges
Par l'abbé A. LECLER - 1902
Imprimerie et librairie limousines Ve H. DUCOURTIEUX - 7, rue des Arènes - Limoges

Voilà une étrange idée que de lire un ouvrage consacré aux cloches limousines ! Généalogiste, te détournerais-tu de ton chemin pour t'égarer dans des sentes peu fréquentées et mal entretenues ? A première vue, il semblerait, la cloche n'étant pas un sujet familial de premier plan (quoique, dans certaines familles ...), son histoire devrait être éloignée de celle de nos familles. Que nenni donc, et c'est en cherchant un ancêtre que j'ai découvert l'ouvrage et les innombrables petites informations qu'il contient.
Certes l'étude est plus particulièrement orientée sur les cloches de la région du Limousin, mais elle comporte en première partie une histoire générale qui devrait en intéresser beaucoup en nous replongeant dans des habitudes, des traditions que pratiquaient nos aïeux.
Si l'on peut plus facilement décrire une situation, un paysage, conter de singuliers événements, il est plus difficile d'imaginer les sons de nos villes et de nos campagnes quelques siècles auparavant. Éloignons nous de quelques centaines de mètres de notre église et nous ne percevrons plus le son de ses cloches, souvent couvert par une multitude d'autres bruits, freiné par des habitations. Il en était autrement dans le passé, et la cloche, parfois décriée de nos jours et jugée trop bruyante, rythmait la vie quotidienne.
Notre abbé livre ici un fort bel ouvrage dans lequel, dès l'introduction, il n'hésite pas à tordre le coup à quelques idées fort banales quant à l'origine des cloches :
"Quant à l'hypothèse des planches sacrées que saint Paulin de Nole aurait remplacées par des cloches au Ve siècle, elle semble reposer sur une mauvaise lecture d'un texte que l'on trouve dans la vie de saint Sacerdos, évêque de Limoges. La Bibliothèque nationale possède (fonds latin n° 0075) un manuscrit du XIIIe siècle provenant de l'ancienne bibliothèque Colbert, dans lequel se trouve la Vie et les miracles de saint Sacerdos. On y lit dans le recit d'un de ses miracles, que, vers l'an 900, au milieu d'un incendie allumé dans un monastère : Repente fit clamor, fragor exoritur ... ad ipsam S. Salvatoris Basilicam usque provehitur ; verumtamen ad funes lignorum concurritur, sonus illorum procul diffunditur, etc. Les Bollandistes ont lu lignorum, et dans leurs notes (tome II de mai) ils font des efforts inouis pour arriver a démontrer que, dans les monastères, on se servait quelquefois d'appareils en bois pour remplacer les cloches de métal. L'erreur vient de ce que la première lettre du mot où l'on voit lignorum n'est pas l, mais s de forme allongée, et l'on doit lire ad funes signorum, les cordes des cloches. Signum est le terme qu'emploie toujours l'Église dans sa liturgie pour désigner la cloche, ainsi qu'on le verra plus loin."

Passés les très complets introduction et historique, nous nous plongerons plus précisément sur les paroisses limousines, leurs cloches, leurs baptêmes, qui sont en fait des bénédictions, donnant parfois une idée bien précise d'une époque, d'un contexte, d'une Histoire locale. La dernière partie concerne les fondeurs plus particulièrement qui, loin d'une étude généalogique, donne toutefois de précieux renseignements sur ces familles.

Un ouvrage à survoler pour une connaissance générale, à approfondir si l'on a quelques racines limousines.
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