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illus 005C'est vrai, je le répète souvent, la généalogie, ce n'est pas l'Histoire familiale. C'est un moyen, une partie, un outil, mais ce n'est pas une fin en soi, bien que ... le terme désignant de nos jours tout ce qui concerne, justement, les événements, les liaisons, les personnes d'une même famille, nous en faisons une généralité.
Mais ce qui me fait dire que cette partie de l'Histoire familiale qu'est la généalogie se différencie du reste c'est, qu'à priori, il s'agit d'une science ayant pour objet le dénombrement par filiation des ancêtres d'un individu. Ce dénombrement se réalise bien souvent grâce à des actes authentiques, d'État-Civil, paroissiaux, de notaires, d'imposition etc ... Ces documents, comme ceux du mariage, permettent de se faire une idée de la famille grâce aux professions, aux âges, aux témoins etc., l'imagination fera le reste. Aussi, quand nous avons un acte relevé ainsi :
"Constant MOMON, tonnelier, domicilié avec ses parents à Accolay (Yonne), où il est né le 9 décembre 1842, fils de Charles Victor, marchand de vin, âgé de 46 ans, et d’Anne BILLAUDOT, âgée de 48 ans, s’est marié à Accolay, le 28 mars 1865, avec Marie Alexandrine SIROT, couturière, domiciliée avec ses parents à Accolay, où elle est née le 8 juin 1846, fille d’Alexandre, propriétaire, âgé de 43 ans, et de Marie Jeanne PHILIPPON, âgée de 42 ans. Charles MOMON, propriétaire, domicilié à Accolay, âgé de 73 ans, aïeul de l’époux, est présent."
On ne peut qu'imaginer un beau mariage sous un soleil printanier entre deux jeunes gens issus de bonne famille, partageant un amour vrai au sein d'une communauté paysanne soudée et prompte à faire une belle fête aux mariés. Et rien ne peut empêcher de penser cela, l'acte de mariage est représentatif de la chose ! Brodons donc lors de la mise en récit de ladite généalogie.

Certes ... sauf que :
Le Petit Journal, quotidien national qui aime bien fouiner dans nos campagnes à la recherche de la moindre anecdote croustillante écrit dans son édition du 11 avril :
"Un jour de la semaine dernière, six à sept cents personnes se pressaient autour des portes de la mairie d’Accolay (Yonne). On célébrait le mariage d’un jeune homme de la commune qui, après avoir abandonné celle qu’il avait déshonoré, et à qui il avait promis mariage, s’unissait ce jour-là à une autre jeune fille.
L’excitation était à son comble dans le pays et le futur fut forcé de se faire accompagner par deux gendarmes. A son passage sur la place, son ancienne fiancée lui dit : « Donne-moi la main encore une fois ; tu n’ignores pas que je suis mère, et tu oses venir ici te présenter devant les autorités avec une autre que moi ! »
Le jeune homme continua son chemin sans répondre ; aussitôt des insultes, des cris sont sortis de toutes les bouches, et quand le mari sortit de la maison commune, la malheureuse femme qu’il avait abandonnée courut sur lui et, comme il se sauvait, elle le frappa par derrière d’un coup de couteau qui n’a pas produit une forte blessure, mais le mariage à l’église n’a pu se célébrer ce jour-là."
Vous le voyez comment le mariage à présent ? Un peu moins festif, un peu moins communautaire, un peu moins rieur sous le même soleil printanier toutefois ?

C'est ce que j'aime dans toutes ces recherches parallèles à la généalogie qui fabrique les liens de générations en générations : la découverte d'histoires étoffant les sagas familiales, faisant de nos ancêtres des femmes et des hommes de chair et de sang, vivants et sujets à toutes sortes d'événements.
Nous concluerons quand même cette histoire par un acte d'état-civil : "Le 10 mai 1865 naît à Accolay Narcisse GAUTHERON, fils de Laurence GAUTHERON, âgée de 20 ans, et de père inconnu. Laurence est la fille de Pélagie GAUTHERON, vigneronne âgée de 39 ans, épouse de Jean LAVENTUREUX."
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