illus 045Il est étonnant de voir comme la pratique de l'internet et des réseaux électroniques modifie les comportements de l'humain et des méthodes, préceptes et autres consignes mis en place.
La liberté virtuelle engendre une débauche de statuts que l'individu, la société, la collectivité, l'entreprise, adaptent à leur propre fonctionnement, parfois sur les conseils d'une agence de communication qui dira tout et le contraire de sa voisine.
C'est une constatation que, au delà des nombreuses communications virtuelles de tout poil auxquelles nous sommes confrontés, j'ai ressenti en visitant pratiquement toutes les Archives Départementales en ligne. Généalogistes, chercheurs, farfouilleurs de documents rares, étudiants, connaissent le cadre de classement ainsi que les différents termes employés ; repères et aides dont nous avons besoin pour situer les documents convoités. Des quatre coins de la France (sic), cette nomenclature est donc comprise et l'échange linguistique devient possible.
Si les lexiques, voire l'ensemble du cadre de classement, sont assez souvent disponibles sur le site de référence, il n'en va pas de même, sur le même site, de l'accés aux documents, de la méthodologie de recherche et du classement des dits documents.
On constate ainsi que les documents d'état-civil peuvent être rangés dans une catégorie nommée "Généalogie", catégorie pouvant aussi contenir des archives militaires, quelques recensements et peut-être deux ou trois tables de succession ; le reste ne devant pas intéressé le généalogiste. D'autres services vous mèneront, par des chemins détournés, au traditionnel cadre de classement : on s'y retrouve ! Pour d'autres encore il faudra enclencher une "recherche thématique" ou une "recherche simple" ou bien encore, dans quelque lien d'un protocole ignoré, aller voir soit le fonds d'archives, soit la recherche généalogique, soit ...

illus 049Tiens, le printemps pointe le bout de son nez, et les engourdis d'un hiver presque maussade avec son cortège de neige et de froid de canard, s'éveillent au doux son de l'appel de la révolte. On bourgeonne, on bourgeonne depuis lontemps déjà et l'on va bientôt éclore ... et la fibre soixante-huitarde sommeillant dans les recoins d'ADN, c'est héréditaire ça ?, vibre au son des manifs, des pétitions et des effarouchements en tout genre. Que dis-je, une révolution est en marche, et l'on sent déjà qu'à la manière de certains auteurs méridonaux "La mine elle va caguer !".
Mais qu'ont-ils donc à se poser des problèmes aussi récurent que "Pourquoi le ciel est bleu ?". Et j'entends encore, au coin des listes de discussions la litanie des partisans du tout gratuit, à condition que ce soit les autres qui payent, vrombir au-dessus de nos chastes têtes de personnes opposées au commerce mais fréquentant Amazon et Wish parce qu'on y fait des bonnes affaires ! Mais qui sont-ils pour exiger la gratuité quand il faut payer, auteurs, webmasters, gestionnaires de sites webs et de bases de données pour assouvir ces assoiffés du gratuit à tout prix. Mais qui êtes-vous pour exiger des autres de payer à votre place ?
Je paye de multiples abonnements, des accés à des sites, des hébergements divers, et j'en suis satisfait, parce qu'on me propose ce que j'attends de cette contribution. Offrir des prestations sur Internet, ce n'est pas gratuit, cela demande du temps, bonjour les bénévoles, et de la mise en oeuvre et en ligne, salut les sites gratuits ... Et vous acceptez de payer des milliers d'âneries et refusez quelques euros pour permettre à des sites d'exister, à des associations ou des particuliers de vous proposer ce qu'ils ont de mieux ! C'est tout bonnement étrange. Le professionalisme passe aussi par là, et l'amateurisme, n'exigeant rien d'autre que d'être tel, ne sera jamais qu'une passion exprimée au grand jour. Ne cédez pas au chant d'une sirène, bornée, mais pleine de bonne volonté, et qui vous laissera tomber comme une vieille chaussette quand cette fameuse fibre sera aussi usée que les cordes vocales de certains de nos jeunes chanteurs !

illus 013A la lecture d'un de mes magazines préféré de généalogie, je trouve une lettre d'un lecteur faisant des recherches sur ses ascendants et se trouvant, après avoir facilement navigué dans les registres en ligne d'un service d'archives, devant de grandes difficultés face à une autre mise en place dans un autre département. Et sa conclusion est plutôt attristante : "Ce serait si simple d'uniformiser."
Oui, j'en conviens, si la pensée humaine était uniformisée, si nos comportements, si la nourriture, les boissons, les villes, les langages, les livres, les émissions de télé (encore que là, on y est presque ...), etc., la vie serait bien plus simple non ? Uniformisons !
Mais alors, où sera le piment ? La difficulté ? L'intérêt de la variation, de la découverte de nouvelles choses ? Nous vivrons dans un monde plat, stérile, sans intérêt, mais dans lequel nous n'aurons plus aucune difficulté à retrouver ce que nous cherchons. Non merci, ce n'est pas comme cela que je conçois la pratique de la généalogie, de ma généalogie. Sans la difficulté, la variation, les différences, je me sens comme un automate faisant mornement défiler ses ancêtres dans de grands couloirs blancs et sans fenêtres.
Quand je rentre dans un service d'archives, départemental, municipal, privé ou autre, qu'il soit en ligne ou IRL (la vraie vie quoi !), mon premier plaisir est la découverte de ce qui est proposé, comment cela est organisé, ce que l'on va pouvoir y trouver, ou ne pas y trouver. Une manière en quelque sorte d'admirer le papier d'emballage avant de déguster ou découvrir le cadeau. Et si le papier n'est effectivement pas le même partout, le contenu ne l'est pas non plus, ce qui amène à un plaisir grandissant : la surprise ! Je ne suis jamais déçu, quelquefois, je reste sur ma faim ...

illus 010Les sites web des Archives Départementales ou Municipales ne ressemblent pas, dans leur immense majorité, à leur corollaire physique. Première des raisons : tous les fonds ne sont pas numérisés et proposés à la consultation du visiteur virtuel. Dans le cas des archives physiques, sauf impératifs de protection, de date de consultation, tous les fonds sont disponibles. Autre raison, la volonté du responsable du site, parfois le directeur des dites archives, parfois un politique ou un bénévole, voire un webmaster ; dans cette configuration, on peut s'attendre à tout, du bon comme du très mauvais.
La recherche généalogique qui, comme nous l'avons maintes fois démontré, doit avant tout reposer sur un but à atteindre, se heurte dans les archives en ligne à ces limites qui, fort heureusement, ne concernent qu'un très petit nombre de chercheurs. En effet, la majorité des généalogistes amateurs écument les registres d'état-civil et parfois les registres paroissiaux. La "mode" 1914-1918 leur a fait découvrir des documents d'une immense valeur et dans lesquels leurs ancêtres sont représentés différemment que "né", "marié" et "décédé" ; les registres et fiches des militaires évoquent aussi le physique, la culture, un parcours géographique, des gratifications, des situations difficiles etc.

Comme beaucoup de généalogistes de par le monde, vous avez peut-être l'occasion de vous servir, régulièrement ou occasionnellement, du site FamilySearch. Le site généalogique de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (les Mormons) va changer sa politique d'accés à ses millions de données à partir du 13 décembre 2017.

En effet, s'il était possible de consulter une grande partie des documents, d'interroger la base de données, de surfer sur le site sans s'identifier, cela sera obligatoire à partir de cette date.
Il est évoqué, entre autres, le fait que nombre de visiteurs passent à côté de beaucoup des possibilités offertes par le site, possibilités qui ne sont accessibles qu'à partir d'un compte.
Ces comptes, que l'on peut créer dès à présent, et depuis fort longtemps, devraient ainsi procurer beaucoup plus d'expériences aux visiteurs. Nous n'en doutons certainement pas mais préférons également avancer qu'il est toujours bon de savoir qui vient consulter des données, humain ou robot, curieux ou prédateur et de pouvoir communiquer avec eux ...
Je dois dire que depuis les nombreuses années que je fréquente les sites, aussi bien physiques que virtuels de cette Église, je n'ai pas eu vraiment à me plaindre d'une politique commerciale, encore moins de démarches d'adhésion ou de messages journaliers plus divers les uns que les autres.

illus 034J'avoue bien humblement admirer tous ces mathématiciens, calculateurs, statisticiens qui jonglent avec les nombres, les formules, les équations et autres abaques depuis la nuit des temps à nos jours. Admiration parce que mes réticences, et donc mes incompétences, dans ces domaines sont aussi nombreuses que ces fameuses puces sur la tête de ces non moins fameux chiens !
Et pourtant ... généalogistes, que ne vous êtes vous pas trouvés en présence de calculs, statistiques, équations à résoudre ! Rassurons-nous toutefois, cela n'est pas d'un niveau aussi élevé que celui des passionnés cités plus haut ; je ne serai pas généalogiste, cela va de soi. Quant aux débutants, ne fuyez pas, le baccalauréat S n'est pas nécessaire.

Mais, vous devrez toutefois, par exemple, très souvent soustraire :
Problème : Lors du mariage de Charles DUPONT, en 1837, son père avait 52 ans. En quelle année son père est-il né ? Vous avez dix secondes ...

illus 016L'acte ou le registre, la preuve tant convoitée par le généalogiste, digitalisé, numérisé, océrisé, dématérialisé est légion sur la toile. De la photo du petit dernier au testament joliment orné de ses nombreux cachets de cire, le quidam, tout comme le professionnel ou la collectivité mettent en ligne de nombreux documents.
Nous passerons ici sur les droits d'utilisation qui relèvent plus d'un combat juridique entre quelques requins ayant flairé le "bon coup" que de l'usage raisonné et fort restreint qu'en font les généalogistes ... un sou c'est un sou.
Je préfère toutefois m'amuser d'un petit élément qui attire mon attention, une fois la découverte et la laborieuse transcription effectuées, dans le coin en bas à gauche le plus souvent, mais parfois à droite, en haut, sur le côté ...

Pour ceux qui ne connaissent la généalogiqe que par internet associé, sachez que les actes que vous lisez, les photos que vous tentez de décrypter proviennent de livres, d'albums, de registres composés, pour certains, d'un très grand nombre de pages réalisées à partir de papier. Et c'est là qu'apparaît une difficulté que le photographe amateur, utilisateur du smartphone ou de l'appareil photographique numérique, aura bien du mal à résoudre, une fois trouvé le mode manuel et le bouton "flash off".

illus 003Une interrogation m'a interpellée récemment : "Mais que dois-je mettre dans mon arbre ?"
J'ai trouvé la question finalement bien pertinente tant la façon de se jeter dans la généalogie au titre de la passion se reflète par là-même. Mes réflexions à ce sujet ont bien vite rejoint les problématiques d'apprentissage que je pose déjà depuis quelques temps.
Le seul terme qui me gêne dans le questionnement est le mot arbre, car s'il s'agit de la représentation graphique d'une généalogie, nous allons être limités par la matérialité de la chose : un arbre dessiné sur une feuille A0 pourra contenir plus d'informations que sur une feuille A4. J'aurai toutefois tendance à être enclin de positionner le plus correctement possible le nom, bien visible, le maximum de prénoms, les dates et lieux de naissance, mariage et décès, la profession. La consultation permettra de se repérer assez facilement et, éventuellement, se référer à une autre structure pour compléter ses informations : un autre arbre, un livre, un panneau d'affichage, un ordinateur etc... Bien entendu, dans ce genre de configuration, plus on souhaite placer d'individus (enfants, collatéraux, époux successifs ...) plus la représentation sera confuse et il sera bon de se limiter dans le temps ou dans les différentes branches.

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