illus 048Je suis littéralement sidéré lorsque je lis les propos calomnieux d'une personne ayant essayé un programme de généalogie différent du sien et hurlant de la perte de ses données ! Tout autant d'ailleurs que ces milliers de personnes réclamant à grands coups de messages vindicatifs une somme d'actes, non négligeable, pour commencer, finir ou compléter leur généalogie ... Mais quelle est cette espèce de personnes, ignorante et exigeante, s'insurgeant de mauvais traitements qu'ils s'adressent et dissertant sur des sujets qu'ils ignorent ?
- Mais ce sont les nouveaux branchés ma brav'dam ! Ceux qui se jettent à l'eau avant de savoir nager et engueulent le maître naguer qui ne fait pas son métier, ceux qui souhaitent un monde meilleur qu'ils sont incapables d'imaginer !
Bref, les outils mis à notre disposition se transforment en piège mortel à la place de rendre service et d'échanger nos savoirs. Sachons donc tous qu'il est inconcevable de perdre des données sur un long terme, qu'il est ridicule de se targuer de la nullité d'un logiciel ayant abîmé votre fichier le plus précieux. Les moyens de sauvegarde de vos précieuses données sont nombreux, du disque dur externe, à la clé USB, en passant par le DVD, le Cloud ou le stockage en ligne ; interrogez votre moteur de recherches favori, il vous donnera plusieurs pistes. Un conseil toutefois, essayez d'être précis dans vos demandes de recherches et d'y apporter quelques mots clés bien choisis, d'éviter les fautes d'orthographes (voir http://www.cnrtl.fr/) et de vérifier le contenu de l'adresse web (ce qui suit le http:). Attention toutefois, si la phrase précédente provoque en vous une répulsion déjà rencontrée sur Internet, essayez de passer à l'aquariophilie, vous n'en tirerez que du bénéfice ; sinon, si vous souhaitez comprendre et approfondir, mes services sont à votre disposition.

illus 019La mise à jour est une opération qui se pratique dorénavant à intervalles réguliers sur nos ordinateurs. La communication de l'événement est si bien menée que l'on vous explique à grands renforts de mots tels que "sécurité", "amélioration", "nouveautés", votre indispensable participation à la mise en place de quelque chose qui va laisser loin derrière tout ce que vous avez connu. Arrivé à ce stade, ma question est : "Combien cela va-t-il me coûter encore ?".
Parce que si le plantage du programme, son manque de sécurité et les bugs apportés par le nouveau stagiaire en développement sont en général assumés et rapidement gommés par un "correctif additionnel de sécurité", la nouveauté, l'amélioration, le fantastique se payent ...
Que vous jouiez à World of Warcraft ou vous serviez d'Heredis, le résultat est le même, il faut évoluer, la lassitude guettant au moindre détour de processeur l'utilisateur lambda. Et que n'allons nous pas nous émerveiller de toutes ces belles choses que le gentil développeur, rentrant frais et dispo, bronzé et le sourire béat aux lèvres, des plages de Palavas-les-Flots, tient à tout prix à nous livrer en pâture. Fruit de nombreux brain-storming et autres allègories du genre, la mise à jour devient donc incontournable mais toutefois un peu moins attendue que le Messie (quoique ...).
Bref, il m'a fallu mettre la main au portefeuille, pas pour WoW, j'ai abandonné, mais pour mon logiciel de généalogie favori. Mais si la version précédente apportait des petites choses aidant le généalogiste, celle-ci n'est pas vraiment réjouissante et n'entrera pas au Panthéon des nouvelles versions (l'eau de mer devait être trop froide !), contrairement à ce que prétend bon nombre de commentateurs.

illus 051Un généanaute est un généalogiste dont une des cordes de son arc est la recherche généalogique grâce à Internet ; recherche s'étendant à l'échange, la demande, la mise en ligne, le partage, l'animation ainsi qu'un grand nombre d'activités variées.
En une vingtaine d'années, cette manne électronique a pris une ampleur que nous aurions eu bien du mal à préciser dans ses temps d'expérimentation et de découverte de ces nouveaux univers, et par là même la somme d'information et les différentes possibilités d'accès se sont multipliés. Il est pourtant étonnant, mais habituel, de voir les généanautes englués dans des cercles plus que fermés, bien souvent par manque d'informations ou par paresse intellectuelle, créant des univers, des langages, des comportements et des idéologies frisant la science-fiction.
Il n'est cependant pas très compliqué de s'en évader.
Nous allons prendre comme support le web et le bidule dont se sert le plus grand nombre, ce que nous appelons un explorateur, un butineur : Internet Explorer, Firefox, Safari ... Ce logiciel est configurable, comme la plupart des logiciels d'ailleurs ! Et il vous faut le configurer, c'est à dire qu'il va falloir le "faire" à votre main, c'est vous qui dirigez, pas le programme. Abordons sous windows, et pour Internet Explorer ou Firefox, quelques idées de dispositions. Mon premier conseil donc, faites un tour dans les menus ; ils n'y sont pas, bien entendu, essayez un petit clic droit sur la partie haute de la fenêtre, vous devriez voir barre de menus, cliquez !

illus 002Il est certaines disciplines pour lesquelles la mention "professionnel" apparaît tout de suite après la dénomination. Ainsi pour les sportifs : un footballeur professionnel ; les acteurs et comédiens : c'est un acteur professionnel. Il est vrai que les médecins professionnels, les maçons professionnels, les chaudronniers professionnels, cela ne court pas les rues sur une carte de visite ou un curriculum vitae. Le généalogiste n'échappe pas à la règle : il y a le généalogiste et le généalogiste professionnel - on fera même des distinctions et des sous-classes pour le second.
Qu'est-ce- à dire donc ? Vraisemblablement que la matière se retrouve dans un contexte professionnel comme dans celui de l'amateur, avec une difficulté majeure : l'évalutation des compétences. Qui est le meilleur le footballeur professionnel ou l'amateur ? Le généalogiste ou le généalogiste professionnel ? Quelques années en arrière je suivais, dans le cadre de mon métier (professionnel ...) un festival de théâtre associatif mêlant troupes professionnelles et troupes amateurs. L'information ne donnait pas la distinction, et il arrivait souvent que les spectateurs préfèrent les amateurs plutôt que les professionnels.

illus 037Diantre ! Encore une date de naissance fausse, et une autre de mariage complètement absurde ; mais que fait le généalogiste ?
Dirons-nous qu'il fait ce qu'il peut ? Que non, je ne m'y aventure pas et estime que tout bon généalogiste fait ce qu'il a à faire. Mais l'erreur est bien humaine n'est-ce pas ? Certes, considérons toutefois quelques cas, et ne jetons pas notre colère sur le premier venu.
Au registre des fautes lourdes, nous allons trouver l'officier d'état-civil ou le prêtre qui, selon les lieux, les périodes et les personnes, résoud à sa manière les difficultés rencontrées par la lecture d'un acte ou d'une communication écrite, en transcrivant à sa manière la date. On ne s'étonnera alors pas que le futur généalogiste fasse de même et, rigoureusement, recopie l'erreur, faisant confiance à notre homme.
Ainsi, lorsque, dans un acte de mariage, nous trouvons "Josette BRUN, née le 14 avril 1816 à Saint-Julien-les-Cougourdes ...", nous retranscrirons sereinement le 14 avril 1816 comme jour de naissance de Josette BRUN. Il faudrait évidemment aller vérifier ... Et si l'on s'aperçoit qu'il n'y a pas de naissance à Saint-Julien-les-Cougourdes ce jour-là, nous ferons alors ce que tout bon généalogiste se doit de faire : une recherche ! Dans les dates, les lieux plus ou moins proches.

illus 052La tâche est lourde et floue, le concept connu et l'apprentissage en cours ne permet plus de s'interroger, il faut y aller. L'ambiance et les échanges, cosmopolites et d'âges plus que variés se déterminent, pour la plupart autour d'un intérêt commun, pas forcément partagé ni su et connu mais tout au moins désiré. On subit plus qu'on analyse dans ce maelstrom d'informations distillées comme des rafales de lourdes mitrailleuses. Mon instrument scripteur me fait horriblement souffrir et réveille des nerfs, des muscles, des tendons, et que sais-je encore, qui s'étaient vaillamment endormis depuis des décennies.
Compensant l'aridité intellectuelle de ces instants, la soif de connaissance décuple mes forces et remet les douleurs à leur juste place derrière une somme de pensées flottant au dessus d'un avenir presque rose ... Il y a de la magie dans l'air, comme une odeur de foin fraîchement coupé se prenant pour une madeleine, une forme de retour vers le futur, une interrogation à peine enterrée, à peine évoquée, vivement révoquée. Je me prends désormais pour une sorte de matière grise palpitante, mais guère prenante, ronflant au gré des énoncés journaliers, portée par une brise jaunâtre déteignant sur d'anciennes copies quelques peu défraîchies, évidemment.
Vient alors les moments différenciés, ceux que l'on repère facilement parce que portés par le désir, voire l'intimité et les passions de chacun, dans la détente, la convivialité et le besoin d'échanges, au sein d'une communauté à peine formée et déjà soudée. Le projet et son cortège de positivisme, son allégorie à l'avenir, son incommensurable assurance en soi, supporte à la manière d'une colonne vertébrale l'ensemble de ses régulières palabres, de ces incroyables échanges ; que n'aurais-je pas bien fait d'en noter quelques uns !

illus 046Peu de nouvelles depuis le début de cette année 2018 ; il faut dire que des travaux importants et diverses préparations internet, dont la future mise en ligne du nouveau site soirat.com m'ont énormément accaparés. La plume du Généanaute n'est toutefois pas encore complètement usée, et je ne manquerai pas de vous proposer d'autres billets dans les jours qui suivent.
Soirat.com m'a un peu obligé à me replonger dans la programmation et la gestion des bases de données puisque je vais proposer en ligne des milliers de données récoltées pêle-mêle. Toutes ces données n'étaient évidemment pas structurées pour un passage sur le web ; pas plus que tout ce que je réalise à partir de mon logiciel de généalogie. Il a donc fallu inventer des process pour permettre de mettre cela en ligne. Le travail se fait, à un bon rythme, et devrait voir le jour dans le prochain printemps.
De la même manière, la poursuite de l'écriture des faits divers et généalogie pour l'année 1866 (après 1863, 1864 et 1865) avance à grands pas, il ne reste qu'un mois et demi à terminer. Sur le même tempo la récupération des données pour les poilus de ma commune, ainsi que leurs généalogies est quasiment finie et, en parallèle, je boucle l'ouvrage sur les filleuls de l'Empereur dans le Gard.
Le Généanaute a donc un peu levé le pied, mais les mises à jour ainsi que les compléments d'informations sur les archives ou les sites webs suggérés se font toujours à un bon rythme ; on attend encore quelques Archives Départementales en ligne et, je le répète, le Gard n'est pas le dernier ! La tendance de certains départements à proposer quelques pages vite numérisées et d'annoncer bien haut qu'ils sont en ligne me fait sourire, enfin pas tout le temps ...
Le prochain article du Généanaute devrait nous entraîner vers les bases de la recherche généalogique sur Internet et nous rapprocher de multiples possibilités, existant depuis des années pour certaines, de travail. Je vous invite donc à continuer à nous suivre et à profiter de futures nombreuses offres généalogiques.
illus 027Les échanges sur la généalogie sont parfois des plus curieux, et si l'on excepte les poncifs déjà évoqués dans ces colonnes, il est bon de noter les fois où la différence se fait sentir ; ce fut le cas récemment :
"Tu fais de la généalogie parce qu'il n'y a plus de curé au village !"
C'est sûr, nos églises ne se remplissent plus comme avant et la peur d'aller en enfer est remplacée par celle de manquer "quelque chose" sur Facebook. Nos préoccupations sont vraiment différentes, notre vie aussi, et la pauvreté de nos échanges dans un monde où règne la communication tend à nous amener à une pensée si multiple et passive que la réflexion d'un chef d'état qui faisait allusion à ses compatriotes comme de jeunes bovins, me laissent aussi pantois que parfois coi tant on pourrait y voir certaine vérité contemporaine. Il faut prendre le train en marche ! Peut-être, ou bien rester au bord de la voie ferrée et regarder passer le convoi allant dérailler ...
Et le train généalogique file plus vite qu'un TGV ; je suis même convaincu que certains courent devant la locomotive ! La vitesse grise, emporte, transporte, et la raison reste sur le quai. Personne ne se plaint, et dans ce tourbillon de dates, d'événements, de parents, de mariages, d'actes et de problèmes inventés pour la "bonne cause", nombreux sont ceux qui abandonnent et se raccrochent finalement à tout autre chose que la généalogie.
C'est pour cela que j'entendais dire : "Tu fais de la généalogie parce qu'il n'y a plus de curé dans le village". Avec le recul, on peut évidemment remplacer le mot "généalogie" par tout autre correspondant à une communauté, de préférence ayant pignon sur Internet, et permettant l'expression au sens général, très général, du terme. Ainsi, en allant à confesse, on racontait ses petits tracas quotidiens, on demandait conseil, on s'auto-critiquait, on s'auto-évaluait, tout en plaçant, de temps en temps, une bonne pique à la voisine.

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