Alain Soirat généalogiste    
Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
Autour de trois questionnements, des pistes, des conseils et des idées pour mener à bien le plus efficacement votre généalogie.
Se poser la question du pourquoi  faire sa généalogie, c’est vraiment y répondre un peu ...
Car, en général, on se pose la question après avoir commencé les recherches, et quelquefois bien longtemps après. Je me souviens m’être lancé dans l’aventure parce que j’avais découvert un logiciel qui permettait de stocker les informations relatives aux ancêtres d’une manière très informatisée et agréable, si ma mémoire est encore bonne c’était vers 1992, autant dire la «convivialité» dudit logiciel.

Mais je pense que par dessus tout, à cette époque là, et toujours maintenant, c’est la passion de l’enquête, de la recherche, de la traque qui me motive. Recevoir une généalogie de mes ancêtres toute préparée ne m’intéresse que fort peu ; je préfère le plaisir de la découverte, de l’énigme résolue. Les pyschogénés [!] y voient d’autres raisons qui m’importent bien peu dans cette démarche du pourquoi. Et si la raison en est la recherche de l’arrière grand-père parti en Amérique, la volonté de retrouver un royal aïeul ou recenser tous les cousins oubliés, peu importe, «faire sa généalogie» c’est pénétrer un monde qui ne laissera pas indifférent. Mais c’est aussi accepter de recommencer à apprendre, à se discipliner, à comprendre différents organismes et disciplines.

Pour cela il faudra faire preuve d’organisation, de patience, de discipline personnelle. Je ne le répèterai jamais assez la dispersion intellectuelle, les informations non répertoriées, vérifiées et certifiées, les allégations gratuites et dont le fondement est indémontrable ne doivent pas faire partie de l’attitude correcte du généalogiste. Autant dire que, et plus particulièrement au début, il est beaucoup plus important d’écouter, lire et chercher à comprendre plutôt que se jeter à corps perdu dans le maelström du partage d’informations, patience, patience ...

Je privilégie, au début, la méthode «papier» consistant à écrire sur un arbre/tableau, comme celui téléchargeable ici. Cette méthode doit amener à mieux comprendre la vision des différentes générations, des interactions entre aïeux, des méthodes de recherche et du soin apporté à la collecte d’informations avant de se doter d’autres outils.

Généalogie ascendante au début bien sûr, vous vous orienterez peut-être un jour vers une généalogie descendante, surtout pour ceux passionnés par la recherche des cousins et de ce qu’ils sont devenus. Cette généalogie ascendante vous permettra de découvrir non seulement les noms de vos ancêtres mais aussi leurs lieux de vie, leurs métiers et toute une foule d’informations aussi diverses que variées. Chacune de ses petites ou grandes informations peut se révéler utile à l’usage, il faudra tout répertorier, tout garder.
Je préconise la gestion informatique et l’acquisition d’un logiciel de généalogie dès que l’on est sûr (par exemple après avoir complété son premier arbre papier et vouloir aller au delà) de se lancer dans l’aventure. Pour ce qui est du choix de ce dernier, je ne pourrai guère aider tant l’offre est variée et multiple allant de l’usine à gaz au bricolage maison en passant par le tout gratuit et le tout payant. Je conseillerai néamoins de préférer un logiciel travaillant «en local», sur son ordinateur personnel, plutôt qu’«en ligne» et être sujet aux sautes d’humeurs de l’hébergeur qui, dans le pire des cas, pourrait plier boutique sans crier gare !
Bien que continuant à stocker dans des chemises «papier» portant le numéro de l’individu ainsi que ses prénoms et noms des documents divers allant de l’extrait de naissance à la photo de communion ou au menu de mariage, je crée d’innombrables dossiers sur mon ordinateur où je range les photos d’actes, scans de livres, photos et documents, extraits de PDF, copie d’écrans etc ... etc ... économie de papier, facilité de stockage, accés rapide à l’information.

En résumé, il est bon d’adopter une méthodologie : chemises et dossiers pour tout ce qui est papiers, photos et documents récupérés dans la famille, demandés aux administrations portant identité et numérotation de la personne.
Fichiers numériques «au maximum» rangés dans des répertoires, pour ma part, selon un schéma :
1/ France -> Région -> Département -> Commune dans lequel le fichier est classé. Par exemple pour les actes de naissance :
commune_o_nom_prenom_jj-mm-aaaa
un acte de mariage est noté :
commune_x_nom_prenom_x_nom_prenom_jj-mm-yyyy
(pour rappel o est l’abréviation de naissance, x de mariage et + de décès)
2/ Nom de famille : tout ce que je peux récupérer concernant une personne portant ce nom de famille et ne rentrant pas dans les dossiers ci-dessus
3/ Fichiers généalogiques : gedcom, fichiers propriétaires des logiciels, tableaux excel, textes ... avec plus ou moins des sous-dossiers en fonction du nombre de documents ou de la spécificité de ces derniers.
4/ Livres et revues : ce qui est récupéré en particulier dans les bibliothèques numériques telles que Gallica ou Google. Je trie souvent en fonction de l’auteur, du thème ou du type de revue (Anselme, Nadaud, Histoire_Languedoc, Bulletin_Ste_Archeo_correze ...)
Ceci me permet de retrouver rapidement mes documents, citer ces derniers, inventorier. Par habitude je nomme mes fichiers et dossier uniquement avec les 26 lettres de l’alphabet, les chiffres et les signes _ (qui remplace l’espace) et - (pour les dates par exemple), cette habitude permet d’éviter quelques fâcheux désagréments lors du transfert de fichiers d’ordinateurs à ordinateurs employant des jeux de caractères, des systèmes d’exploitation différents.

Dorénavant, sachant pourquoi et comment pratiquer la généalogie, on peut légitimement se demander où pratiquer ?
Si la tendance actuelle est de faire ses recherches depuis son fauteuil avec le soutien des nouvelles technologies de l’information, je suis, dès que je le peux, un inconditionnel du «sur place». J’aime, autant que de découvir mes ancêtres, explorer les lieux où ils ont vécu, m’imprégner des ambiances locales en esayant d’y percevoir une trace laissée par un aïeul ! Je prends beaucoup de plaisir également à retrouver des documents dans les mairies, archives départementales, paroisses ou maisons familiales. Échanger, discuter, commenter, partager sont autant de moments forts dans cette perpétuelle quête que l’on ne peut vivre par ordinateur interposé !
Je n’aime pas trop cette dictature des généanautes réclamant à cor et à cri les mises en ligne des archives en vouant aux flammes éternelles les départements ne s’en préoccupant pas ou osant faire payer le service. Je me demande souvent si ces derniers n’ont pas d’autres urgences à traiter que de satisfaire les hobbies de quelques personnes en mal de recherche d’ancêtres.
Ceci étant dit, la révolution numérique permettant de retrouver les actes par internet est un progrès sur lequel je ne crache pas, loin de là. Les documents sont protégés et la conservation assurée car ils sont soumis à moins de manipulation. Leur accés est facilité et permanent, il n’y a pas de limite de communicabilité, pas d’horaire à respecter ! On ne peut que souscrire à un tel progrès à la condition, comme déjà dit, que cela ne prime pas sur des budgets et des investissements plus importants et urgents.
Ainsi donc on travaillera en cherchant des documents sur internet, en essayant de se déplacer pour connaître les lieux où vivaient nos grands-parents, ménageant ainsi des espaces virtuels et sensitifs indispensables, à mon humble avis, à une généalogie pleinement vécue.
Les sites web, les revues et livres traitant de tous ces sujets feront d’excellents compléments à votre perpétuelle soif de connaissances qui caractérise le chercheur passionné.
Soyez avisés et prudents, curieux et attentifs, ayez un regard critique, sachez discerner, comparer afin de pouvoir être (presque) certain de ce que vous avancez, vivez votre passion au jour le jour, avec la patience nécessaire à sa pleine réalisation, vous en serez largement récompensé.

Notre passion coûtera de l’argent ... le moins possible, cela me paraît évident, et pour cela, attention aux propositions en tout genre et surtout celles en provenances d’internet !
Un matériel de base tel que celui énoncé dans l’encart «Panoplie achat» servira pendant de longues années ; renseignez-vous sur les sites et revues spécialisées afin de parfaire votre choix en sachant qu’il n’est nul besoin d’acheter du matériel très cher et très performant pour satisfaire à votre passion !
Je vous conseille, au début, de ne rien payer sur internet, ayez le réflexe du tout gratuit !
Lorsque vous serez plus aguerri et saurez où et comment diriger vos recherches vous pourrez adhérer à l’association de généalogie locale, acheter les relevés de telle ou telle commune, vous abonner à un site en ligne qui vous fournira réellement des données correspondant à votre généalogie et pas à une hypothétique généalogie que vous pourriez avoir !

Excellentes recherches à toutes et à tous, en vous souhaitant de rencontrer et de connaître le plus d’ancêtres possibles.

Panoplie achats

• ordinateur
• imprimante
• logiciel généalogie
• connexion internet
• scanner à plat
• appareil photo
• revue de généalogie
• au moins un livre de vulgarisation
logo geneanaute
Portail généalogique
info passion logo-240px
info soirat-240px
info pasarea-240px