Alain Soirat généalogiste    
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Le Journal des Débats du 23 décembre
Les incidents qui ont marqué hier l’ouverture des cours à l’École de Droit paraissaient ne pas devoir se renouveler aujourd’hui.
MM. BRUGNET et VALETTE ont pu faire leurs cours sans trop d’agitation. Il est vrai que les auditeurs étaient peu nombreux. Il était huit heures. Mais à neuf heures trois quarts, au cours de M. DEMANGEAT, les mêmes protestations que celles des jours précédents se sont fait entendre.
Les élèves qui se pressaient en foule autour du professeur l’avaient d’abord chaleureusement accueilli. Ces protestations ne tardèrent pas à cesser après quelques paroles que M. DEMANGEAT adressa aux étudiants et qui trouvèrent parmi eux un sympathique écho. La leçon allait être écoutée en silence, quand, au milieu des applaudissements qui suivirent l’allocution du professeur, M. GIRAUD, inspecteur de l’École, survint à l’improviste et saisit au collet un des élèves assit sur le gradin supérieur, à l’entrée de l’amphithéâtre. Cet incident produisit une vive émotion. Les cris se croisaient en tous sens.
L’agitation allait en croissant, lorsque, sur la déclaration d’un étudiant que si M. GIRAUD voulait se retirer, ils écouteraient M. DEMANGEAT, l’inspecteur répondit : « Montez et essayez de me faire sortir ! » Le tumulte était à son comble. Ce n’est donc qu’au bout d’une demi-heure que M. GIRAUD crut devoir céder devant les cris des élèves. Dès que l’inspecteur se fut retiré, M. DEMANGEAT fut énergiquement acclamé : il commença et acheva son cours au milieu de l’attention que l’on prête habituellement à ce professeur si populaire parmi la jeunesse de l’École.
Ajoutons que les protestations contre la décision du conseil académique n’ont retenti qu’à l’intérieur de l’École de Droit ; à l’heure où nous recevons ces renseignements, il n’y avait au dehors aucune agitation.
Les jeunes gens des écoles doivent comprendre qu’il serait regrettable pour eux et pour leurs familles que ces incidents vinssent à se renouveler encore.
On nous apprend aussi que, ce matin, des agents de l’autorité ont retiré les cartes d’inscriptions à un certain nombre d’étudiants qui s’étaient présentés aux cours. (Patrie.)

L’enquête généalogique :
Joseph Charles DEMANGEAT, fils de Joseph Georges, avocat, domicilié rue du Moulin, 3ème canton, et de Clarisse DEMANGEAT, est né à Nantes (Loire-Atlantique), le 2 septembre 1820.
Joseph Georges DEMANGEAT, avocat, domicilié rue Dauphine, à Nantes, né au Bonhomme (Haut-Rhin), le 3 mai 1787, fils des défunts Jean Joseph et Marie Anne BARADEZE, s’est marié à Nantes, le 16 septembre 1817, avec Clarisse DEMANGEAT, domiciliée route de Rennes, à Nantes, née à Indre (Loire-Atlantique), le 27 avril 1800, fille de Jean Georges, et de Marie Anne MOCQUARD.

Support : BNF Gallica, AD de la Loire-Atlantique, base Léonore, Géoportail
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