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bleAlfred de NORE, anthropologue social et culturel à sa manière, nous fait découvrir la France des mythes, des traditions et des coutumes du XIXème siècle.
En cette période de moissons, nous nous dirigeons vers la Mayenne, pour assister à la fête de la Gerbe.

C'est après le battage des grains que cette fête a lieu dans le département de la Mayenne. Quand le travail est sur le point de finir, et qu'on a préparé la dernière airée, les batteurs placent dans le coin de la grange une des plus belles gerbes, qu'ils ornent de fleurs et de rubans et qu'ils attachent fortement à un piquet enfoncé en terre. Alors les batteurs et les moissonneurs se rassemblent et vont en corps déclarer solennellement au fermier qu'il y a dans la grange une gerbe qu'ils ne peuvent enlever et qu'il ne leur sera pas possible de transportersur l'aire, s'il ne leur Vient en' aide. Le fermier les suit ; et après avoir simulé beaucoup d'efforts pour soulever cette gerbe, il en vient à bout, et se met en marche pour aller la déposer sur l'aire, au bruit des acclamations de son cortège, et précédé de deux hommes armés de balais, avec lesquels ils font lever des nuages de poussière.Si des étrangers sont présents, les jeunes filles leur offrent un bouquet de fleurs des cbamps sur un plat d'étain ; on les place ensuite sur des brancards pour les porter en triomphe ; le vanneur le plus habile vient derrière eux, ayant son van rempli de grains qu'il fait sauter ; et le cortége est fermé par les batteurs armés de leurs fléaux. Lorsqu'on est arrivé sur l'aire, on en fait le tour, la gerbe est déliée et étendue, et on tire des coups de fusil. Dans ce moment on apporte une table couverte d'une nappe, sur laquelle on a servi du pain blanc, une pelote de beurre et du vin. Chacun boit et mange à volonté. Le sOir, au souper, on sert des pots de lait caillé. Pour les obtenir, lesjeunes batteurs sont allés déposer un bouquet sur la sellette de la fille qui, dans chaque ferme voisine, trait les vaches, ce qui lui impose l'obligation d'apporterun fromage au banquet. Lorsqu'on commence à servir ce laitage, cinq jeunes garçons et cinq jeunes filles se lèvent ensemble, et après avoir brossé et nettoyé chaque convive, ils lui offrent un bouquet et lui font avaler une cuillerée de caillé. Ce souper se termine par des chansons et des danses.
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