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blason alencon1Petite histoire d'un de mes aïeux, à la 30ème génération, d'un naturel guerrier et peu amical, girouette diplomatique et conspirateur mal avisé ...  Il n'en demeure pas moins une des grandes figures de son époque, parcourant les innombrables champs de bataille, en France et en Angleterre.

"Ce fut un seigneur de haute taille, fort courageux, infatigable à la guerre, hardi et éloquent mais fourbe, rusé, avare, cruel, impudique et ennemi des personnes d'église" d'après Orderic VITAL.

Robert d'ALENÇON IIe du nom dit de Bellesme, fils de Roger de MONTGOMMERY et de Mabille d'ALENÇON est né dans la premère moitié du XIème siècle. Il sera Comte d'Alençon, de Bellesme, de Seez, d'Arondel et de Shrewsbury.

Nourri dès sa jeunesse auprès de Guillaume le Bâtard duc de Normandie il est fait chevalier par ce dernier au siège de la ville de Fresnay-sur-Sarthe, en 1073. L'année suivante, il sera un des seigneurs qui suivent le jeune prince Robert fils de Guillaume de NORMANDIE, devenu roy d'Angleterre, dans sa révolte contre son père et l'accompagne ensuite dans sa retraite en Flandres l'an 1080.Le 8 décembre 1082 sa mère décède, de fait il entre en possession du comté de Bellesme d'où il fut depuis nommé Robert de BELLESME.

On sait que le 31 mai 1086, il juge en sa cour de Bellême un procès entre les abbés de Jumièges et de Saint Mesmin d'Orléans pour le prieuré de Danmarie. L'année suivante, alors qu'il est en chemin pour aller joindre le roy Guillaume qu'il croyait encore au siège de Mantes, il apprend sa mort, rebrousse chemin, surprend les garnisons que ce prince a laissées contre son fils Robert dans Alençon et dans Bellesme ; les en chasse, de même que de toutes ses autres places, aussi bien que celles de ses voisins qu'il affaiblit autant qu'il peut. Il conspire en même temps avec Eudes évêque de Bayeux, Eustache, comte de Boulogne et autres seigneurs pour élever Robert III du nom duc de Normandie sur le trône d'Angleterre dont était en possession Guillaume dit le Roux, frère puiné de ce duc ; son dessein n'ayant pas réussi, il est obligé de faire sa paix par l'entremise de son père. S'étant brouillé avec ce duc peu après par la malignité d'Eudes évêque de Bayeux qui l'accuse de s'être lié avec le prince Henri autre frère du duc. Il est arrêté, toutes ses places assiègées et prises. Son père s'emploiera à obtenir son pardon en 1088.
en 1090, Robert vit un événement important.
En 1090 il fait la guerre aux seigneurs de Courcy, de Grand-Mesnil et d'Eschaufou et donne, deux ans plus tard, à l'abbaye de Marmoutier l'église collégiale de Saint Léonard de Bellesme bâtie par Guillaume de BELLESME Ier du nom, son bisaïeul.
Son père Roger meurt le 2 août 1094.
Le 28 avril 1098, il fait tomber dans une embuscade le comte du Mans qu'il conduit prisonnier à Rouen où il le présente au roi d'Angleterre. Il aide ensuite ce prince dans la conquête du Maine.
En 1100, Robert accompagne le roi d'Angleterre en Angleterre où ce dernier est tué par accident peu après son arrivée. Le comte de Bellesme jure fidélité au roi henry I et lui rend hommage des terres qu'il possède dans cette île. Un an après, il conspire avec ses frères et quelques seigneurs de Normandie contre ce même roi. La conspiration n'aboutira pas et en 1102, Henri Ier le prive des comtés d'Arondel et de Shrewsbury et de tout ce qu'il possède en ce pays. Il revient en Normandie où malgré le comte Robert il met tout à feu et à sang.
Puis, en 1106, après avoir fait son accomodement avec le duc Robert il le porte à déclarer la guerre au roi Henri Ier son frère et se livrent bataille en ce lieu. On prétend que le comte qui commandait l'arrière-garde n'y fit pas assez bien son devoir. Le Duc est pris avec le comte qui trouve le moyen de s'évader. Il se jette ensuite du côté de Louis le Gros roi de France qui est en guerre contre le roi d'Angleterre.
En 1112, ou 1113, après une victoire remportée sur les Anglais, le roi Louis envoit Robert vers le roi Henri pour convenir du lieu d'un pourparler projetté entre eux. Il se rend à Bonneville sur Toucques où après avoir exposé le sujet de sa députation on lui demande pourquoi il a trahi son seigneur, pourquoi il n'est pas comparu après avoir été ajourné trois fois et n'a pas rendu compte des revenus d'Argentan, de Falaise et d'Hiesrne, touchés par lui en qualité de vicomte pour le roy d'Angleterre. A quoi, n'ayant pas pu répondre il est condamné à une prison perpétuelle, conduit à Cherbourg.
En 1113, Robert est transféré de Cherbourg au château de Warham en Angleterre où les historiens ont dit qu'il demeura jusqu'à sa mort.
Cependant Orderic VITAL qui a parlé de cette prison sans dire s'il en fut délivré ni comment, rapporte plusieurs exploits de guerre faits par lui par la suite. Entr'autres en 1127 et 1130 et que le dimanche 8 septembre 1140 il prit Richer de l'AIGLE qui s'en allait en Angleterre et le retint prisonnier pendant six mois et qu'enfin lui même fut pris par Rotrou comte de Mortagne avec son frère nommé Maurice duquel les autres historiens n'ont fait aucune mention. Il aurait du avoir 85 ans au moins.

Robert s'était uni avec Agnès de PONTHIEU, la fille légitime de Guy de PONTHIEU et de Ada. Cette dernière, maltraitée par son mari qui la retint longtemps prisonnière au château de Belesme d'où enfin elle s'échappa et se retira vers la comtesse de Chartres et de là en son comté de Ponthieu où elle passa le reste de ses jours
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