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blason turenne bdEn relisant l'Histoire générale de la province de Quercy, L. COMBARIEU et F. CANGARDEL, à Cahors chez J. GIRMA, j'ai pu, grâce au texte ci-dessous, recaler la date de naissance du fils de Boson II, vicomte de Turenne, Raymond. Mais j'avoue qu'après avoir lu Baluze, en latin s'il vous plaît, j'ai constaté deux choses : mon latin est vraiment très mauvais (ce qui n'a rien d'étonnant) et mes dates de décès et d'inhumation de Boson sont fausses ou bien Baluze ou son recopieur abusent du bon vin ! Pour ce dernier Boson est décédé en janvier, januarii, inhumé en juillet, julii. Bref, à six mois près, 872 ans plus tard, on ne va pas se battre !
De plus, si ce brave Boson avait écouté sa mère, nous n'en serions pas là. Car c'est bien une nouveauté pour moi, je n'avais jamais noté ni le détail de sa femme enceinte, ni les recommandations de sa mère, avant d'avoir lu le texte de l'Histoire générale du Quercy. En ce qui concerne son testament in extremis, je trouve que c'est le reflet d'une époque où la transmission post-mortem est d'une importance que nous avons du mal parfois à appréhender.

On place aussi à cette année (1143) la mort de Boson II, vicomte de Turenne. Ce seigneur avait montré, dès sa première jeunesse, une vive passion pour les armes et avait donné des preuves de sa valeur en différentes occasions. Sa mère Mathilde avertie dans un songe, dit Geofroi de Vigeois, que cette passion serait funeste à son fils, avait prié Bernard II, comte de la Marche, de lui défendre de sa part de s'engager dans des guerres, et, non. contente de cette précaution, elle, faisait dire pour lui chaque jour une messe du Saint-Esprit. Boson obéit à sa mère tout le temps qu'elle vécut ; mais après la mort de Mathilde, qui arriva en mai 1143, il revint à sa première inclination.
Adhémar IV, vicomte de Limoges et Gui IV, son frère, étaient brouillés pour des intérêts de famille avec Gui de Flamens, leur neveu ; voulant, suivant la coutume du siècle, vider le différend par les armes, ils appelèrent à leur secours le vicomte de Turenne. Celui-ci se mit promptement à la tête de ses chevaliers et alla joindre ses amis au siège de la Roche-Saint-Paul qui venait d'être entrepris. Il y périt d'un coup de flèche qui lui perça la gorge, le 19 juin, environ un mois après la mort de sa mère.
Suivant une autre version qui est plus certaine, le vicomte ne mourut pas immédiatement après la blessure. Son épouse Eustorgie, fille de Bernard, seigneur d'Anduse, qu'il laissa enceinte de quatre mois d'un fils qui fut Raymond II, son successeur, eut la consolation de recueillir son dernier soupir. Il est dit que le vicomte, avant d'expirer, mit son testament sur le sein de son épouse, c'est-à-dire qu'il lui confia verbalement ses dernières dispositions, lui recommandant de faire du bien aux pauvres d'Obasine, établis auprès de l'église de Baldran.
Eustorgie eut soin d'exécuter la volonté de son époux. Elle donna aux religieux la terre de Tarsan, en présence d'Etienne, prieur d'Obasine, dont elle baisa la main en signe de véritable offrande. Boson II fut inhumé devant la porte du monastère de Tulle, à côté du vicomte Raymond I, son père. On lui fit de magnifiques obsèques auxquelles assistèrent, avec l'évêque de Limoges et les abbés de Tulle, d'Uzerche, de Vigeois, de Beaulieu et de Dalon, les principaux nobles de la contrée : Adhémar, vicomte de Limoges et Aymeric de Gourdon, beaux-frères de Boson, les vicomtes de Ventadour et de Comborn, Pierre de Gornil, Pierre de Toucheboeuf (Tocabou), etc.

Histoire générale de la province de Quercy, L. COMBARIEU et F. CANGARDEL, à Cahors chez J. GIRMA
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