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geneaMAISJe trouve amusant la quasi habitude d'un grand nombre de présenter et expliquer la recherche généalogique.
La première réflexion est de dire que cela est très simple, d'une facilité et d'un abord à la portée de tous. Et force de montrer qu'en tant que primate évolué, n'importe quel homme est capable de remonter jusqu'à Cléopâtre, en exhibant les 500 pages de l'Histoire familiale. L'interlocuteur en est interloqué ! Et sa curiosité aiguisé au point de vouloir lui aussi descendre de ces grands rois.
L'effet souhaité obtenu, notre généalogiste va continuer à déployer une démonstration visant à légitimer son propos préliminaire : "Tout est facile". Vous obtenez votre extrait de naissance, relevez le nom de votre père et de votre mère, et voilà, vous êtes généalogiste. C'est donc aussi simple que cela ... Après, vous consulterez le livret de famille, retrouverez les papiers du grand-père et de tante Lucette, qui se demandera ce que vous avez à vouloir fouiller dans l'armoire du cellier, et au bout du compte vous aurez inscrit un peu partout les cousins, les belles-soeurs, les neveux, dans un bazar indescriptible, vous faisant marier le grand-oncle Robert avec sa belle-mère ! La phase documents accessibles et presque compréhensibles, avec l'aide précieuse de tonton Marcel qui confond les cousins et les neveux, est passée.
A ce stade, un grand vide se fait : "Je fais quoi maintenant ?" Parce qu'arrivé à quelques dates frôlant le dix-neuvième siècle, les papiers familiaux se raréfient et le bel arbre généalogique commencent à ressembler à un saule pleureur en automne ... C'est d'ailleurs cette phase qui provoque une grande majorité d'abandon de généalogies pour passer à la collection de timbres ou l'élevage de palourdes.
Heureusement, quoi que ..., les conseils vont pleuvoir si vous avez quelque connexion internet ou un bon ami versé en la matière. C'est là que le MAIS va entrer en scène.
On va donc expliquer qu'il va falloir accéder aux actes d'état-civil dans les archives, aux tables décennales, aux actes de mariages. MAIS vous dira-t-on, vous ne trouverez pas toujours et il vous faudra chercher les registres des notaires, les tables des enregistrements, des successions, les registres matricules, le cadastre et les hypothèques, les dispenses de consanguinité, les comptes rendus du conseil municipal, la liste des électeurs et le recensement. Une fois le tir de ce missile linguistique effectué et les vagues explications quant à l'utilité et l'endroit où trouver ces documents,  votre bienfaiteur va encore ajouter MAIS. Parce que si vous cherchez MARTIN dans les tables décennales à la lettre M vous pouvez ne pas le trouver MAIS en faire la découverte à la lettre N parce que l'officier d'état-civil "peut" se tromper. Idem pour les dates, vous avez sur le livret de famille 14 avril 1885, MAIS la date peut être celle du mariage de la belle-mère, pensez à chercher à son nom à elle et à la date de son mariage dans les tables décennales. Et le classique : "Normalement le mariage se fait chez la fille, MAIS cela n'est pas toujours vrai" ! Autre grand classique, votre famille étant originaire d'Anjou, votre mentor va vous expliquer, force preuves à l'appui, démonstration et documents authentifiés, en vous conseillant une bibliographie complète, de bien faire attention au nom parce qu'au Pays Basque d'où il tient tous ses documents, ce n'est pas celui de la famille qui est pris en compte MAIS celui de la maison. Utile quand on est né à Vaudelnay !
Les exemples sont nombreux, et le généalogiste a cette fâcheuse habitude de vouloir présenter tous les cas dérogeant à une règle de base, qui correspond à la plupart des situations. En débutant, suivez le chemin le plus simple, basez-vous sur la règle générale, vous serez toujours à temps, en cas de difficulté ou de blocage, d'étudier les cas particuliers ou les solutions alternatives. Avoir trop de données en tête lorsque l'on débute apporte le risque de ne plus savoir quel chemin emprunter, d'en trouver beaucoup trop sans issue et de tout laisser tomber, dégoûté à vie de la recherche dans les archives. Écoutez donc le génalogiste expérimenté, mais déconnectez-vous dès qu'il va employer MAIS, cela vous soulagera et évitera une saturation d'informations que vous aurez tout le temps d'appréhender plus tard.
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