Alain Soirat généalogiste    
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mnt rodilhan 001Claude Etienne PALATAN est né à Rodilhan, le mardi 20 juin 1882. C'est le fils d'Antoine, un cultivateur du village et de Magdelaine DUMAS. La famille déménagera à Redessan fin XIXe, début XXe.
Claude Etienne sera ajourné en 1903, 1904 et incorporé le 8 octobre 1905 au 40ème d'infanterie, soldat de deuxième classe. Il passera dans la réserve active le 1er octobre 1906.
Le 11 août 1914, Claude Etienne arrive au corps de son régiment d'infanterie à Nîmes. Il prendra la direction du front où il sera blessé par une grenade à Maricourt : plaies multiples du pied, jambe et cuisse gauches, et du coup de pied droit, le 6 juillet 1915. Le 24 décembre 1915, il passera au 153e RI.
Claude Etienne PALATAN est mort pour la France, des suites de ses blessures, dans l'ambulance 320 à l'hôpital de campagne de Cérisy-Gailly, le 8 juillet 1916.

Journal de marche du 153e RI
6 juillet 1916
Le premier bataillon ayant reçu l’ordre d’enlever les positions encore tenues par l’ennemi dans la partie nord du bois Favière, 3 attaques à la grenade sont déclenchées à 10 heures sur ces positions. L’une partant de droite, réussit à franchir un barrage et à jeter quelques grenades dans les abris occupés par l’ennemi, mais, prise à revers, elle est rejetée sur nos anciens emplacements. Deux autres, partant de la gauche et du centre, sont arrêtées par des feux de mitrailleuses. L’ennemi contre-attaque  à plusieurs reprises et avec violence. Mais à part un léger recul de la droite, nos positions sont maintenues. Assez violentes réactions d’artillerie sur l’ensemble du secteur, dans la soirée et la nuit.
État sanitaire : bon
Claude PALATAN, 3ème compagnie, est mentionné blessé.

Le 8 juillet, à 7 heures du matin, en même temps que l'infanterie britannique, l'infanterie française s'élançait à l'assaut. A midi, elle était installée partout où on lui avait commandé de prendre pied: le village d'Hardecourt-aux-Bois avait été em porté et dépassé et nos fantassins étaient établis devant les organisations allemandes de Maurepas. Le bois Favière, où résistait depuis le 1er juillet, grâce à la configuration du terrain, un parti allemand, était complètement en notre pouvoir; 400 prisonniers hébétés par le bombardement, lamentables et cependant joyeux de vivre encore, encombraient les boyaux d'évacuation. A gauche, les valeureuses troupes britanniques, débouchant de Bernafay sur le bois des Trônes, avaient été prises sous des feux de barrage et de mitrailleuses. Elles s'étaient arrêtées, non pas qu'elles renonçassent à l'opération mais parce que, abso lument décidées à vaincre, elles voulaient les conditions de la victoire: une nou velle préparation d'artillerie. A la fin de la matinée, le général commandant le sec teur était venu voir son voisin français et l'avait assuré à plusieurs reprises qu'il ferait tout pour entrer dans le bois des Trônes; de son côté, le général N... avait pro mis l'appui de toute son artillerie disponible. L'affaire avait été fixée pour 13 heures. L'infanterie britannique se porta en avant avec un entrain magnifique; à la fin de l'après-midi, elle était en possession de la plus grande partie du bois des Trônes. Les pertes de l'ennemi, qui avait fait une résis tance enragée, étaient énormes. Ainsi la journée du 8 juillet avait été pour les armées alliées comme pour l'ennemi le témoignage nouveau et splendide d'une fraternité et d'une mutuelle confiance consacrée par tant de combats. Le soir, sur le terrain conquis par leurs communs efforts, fantassins anglais et français circulaient en groupes mêlés et joyeux, s'instal laient dans la tranchée allemande et préparaient le sol pour de prochains succès.

Le bois de Favière se situe à l’ouest d’Hardecourt.  Cerisy (Gailly) est au sud-ouest de cette position, vraisemblablement sur les lignes arrières. Cerisy-Gailly était un hôpital d’évacuation du front.
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