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connexionLe généalogiste en est fort conscient, la dénomination d'un individu est importante.
Sauf pour les quelques uns ayant des ancêtres romains, ou dans des civilisations outre occident, nous utilisons dans la saisie de nos données un système à deux éléments composé d'un prénom et d'un nom. Cela permet d'identifier un individu, encore que ... Jean Martin est rapidement dévolu à une quantité de personnes non négligeable !

Nous avons souvent résolu ce problème avec l'adjonction d'un surnom, du velgum pecus aux plus grands. Et de nous esbaudir à la lecture des Talvas, Taillefer, Le Gros, Caque, Latois, Grenouille, Trincavel, Joye, Teillou, Bigore, Riseaux etc... tous tirés de ma propre généalogie qui en comporte des centaines. Et que dire à la rencontre d'un acte quelconque dans lequel n'est seulement donné que le surnom ! Une partie de plaisir et d'enquête non néligeables.

Le surnom est souvent consécutif d'une déformation, une particularité, un endroit de vie. Il est construit dans une simplicité toute déconcertante parfois, reposant sur l'emploi d'un dialecte local ou la transmission de génération en génération, on trouvera "Minet" fils, et "Minet" père. Finalement, en en général, nous arrivons à retrouver nos ancêtres au travers de toutes ces dénominations.
Mais que dire des générations futures de généalogistes qui vont devoir affronter les pseudos ? En effet, sur la toile, le web, l'internet, le vulgum pecus déjà évoqué, ne se présente pas sous son identité, il se cache afin que l'on ne découvre pas qui il est ! Ce n'est plus une précision supplémentaire sur l'identité d'un individu, c'est une entité binaire qu'il faut chercher à associer à une entité organique. Car lorsque ces futurs généalogistes vont découvir dans les archives binarisées le site de "Petite fleur jaune", blog dans lequel elle raconte sa vie et celle de ses parents et grands-parents, qu'elle ne cite jamais parce qu'il faut protéger les données, comment vont-ils traiter l'information ? En sachant que sur un autre site comme Geneanet, la même personne peut avoir pris comme pseudo DUPO0459, ce qui, déjà, est une piste vers quelqu'un pouvant se nommer DUPONT et être né en avril 1959 ...
J'imagine la tête de nos généalogistes actuels à la lecture d'un acte de mariage du style :
"Le deux mars 1744, j'ai donné la bénédiction nuptiale à Nougarythmes ménager âgé de trente sept ans fils de Zebulon33 et de Dhmar, et à Elastoc âgée de vingt cinq ans fille de Mlouis20 et de Gege87 demeurant à la métaierie de M. 45gl1800 au Pont des Isles, après avoir publié les bans ..."
Tous pseudos tirés de Geneanet et acte de mariage de Rodilhan ...
Il faudra passer du temps pour recoller les morceaux ! A moins que l'on pense à créer un endroit électronique dans lequel on s'identifiera ... après tout, nous le faisons bien sur Facebook, certes entre "amis", mais visible d'un grand nombre.
Est-ce que nous, généalogistes, avons un regard vers l'avenir ? Pensons nous à la transmission de nos travaux ? A leur protection ? Facilitons nous notre  identification ?
Ce n'est pas si évident, la peur de l'inconnu, le web, le traçage de l'individu, le fichage font de notre société électronique un monde dans lequel toute personne doit se cacher pour ne pas être découverte ! Et nous cherchons à ficher tous nos ancêtres, à connaître les moindres détails de leur vie ! Quelles pistes laisserons nous à nos descendants ?
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