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ecolesIl est des sanctions qui ne se méritent pas, mais il y en a d'autres qui, franchement, ont du mal à passer inaperçues. Ce pauvre instituteur d'un village rural de la Corrèze n'a vraiment pas de chance ; il a mal choisi son jour pour faire la foire !

On lit dans le mémorial des instituteurs, maires, adjoints, conseillers... du 10 juin 1851 :

Par arrêté de M. le Recteur de l'Académie de la Corrèze, M. CONSTANTIN, instituteur à Chastang, vient d'être suspendu de ses fonctions pour trois mois, avec privation totale de traitement. Voici la cause qui a motivé cette suspension. M. CONSTANTIN, quoique préalablement averti, avait cru qu'il pouvait se rendre à une foire voisine, le jour où M. l'Inspecteur venait visiter son école. Cet instituteur a agi imprudemment ; et il ne peut s'en prendre qu'à lui seul, de la peine disciplinaire qui l'a justement frappé.

La peine est lourde ... notre enseignant sera obligé de passer trois mois à réfléchir au frais pendant l'été, et devra reprendre les cours à la rentrée !
Originaire de Lagarde, notre instituteur se plaît au Chastang, il s'y mariera deux ans plus tard, en 1853, avec Marguerite LEVADOUR, une fille de Sérandon. Parmi les témoins, un gros propriétaire, de famille noble, un curé, un percepteur et un notaire ; mais pas de recteur d'académie.

L'histoire ne le dit pas, mais peut-être a-t-il rencontré sa promise à la foire ?
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