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sorcier1Certes, les médecins, les hôpitaux, les spécialistes pour toutes sortes de maladie n'étaient pas aussi nombreux à l'époque de nos ancêtres que maintenant, mais il fallait être rudement accroché pour arriver à se soigner dans certaines contrées de la France.
Autant dire que superstitions et religions se sont mêlées, se mêlent encore ? Parfois au grand malheur des pauvres malades, infirmes, et de tous ceux atteints de maladies que l'on ne pouvait soigner et expliquer que par le surnaturel.
Si nous avons déjà eu l'occasion de parler des sorciers, guérisseurs, envoûteurs de tous poils, nous évoquons ici des habitudes, des comportements relevant d'us séculaires, et pour la plupart dépourvus d'un quelconque bon sens tellement la maladie était fatalité.
Un conseil tout de même : préférez votre médecin aux préceptes ci après !

Les devins, pour guérir les personnes qui ont été ensorcelées, allument d'abord un cierge bénit le jour de la Chandeleur, pùis ils font diverses figures avec de la terre prise dans le cimetière et mêlée avec de l'eau bénite, et ils se servent de préparations faites avec du fenouil, du sénevé, du pavot et du mil, le tout accompagné de prières

Lorsque la procession des Rogations passe auprès de la métairie de Lalour, commune de Labruguière, les bonnes femmes se détachent du cortége et, vont se laver les yeux à la fontaine de Saint Thyrses, située dans un pré voisin dela métairie. Le saint ayant été roulé jusqu'à cette source, dans un tonneau garni d'instruments tranchants, la doua de la propriété de guérir, ou de préserver des ophthalmies.

Les montagnards (Montagne noire) sont tellement convaincus que la joubarbe, Sempervivum tectorum, est un préservatif contre les maladies qui tentent de s'introduire dans leurs maisons, que c'est un véritable sacrilège de leur enlever cette plante lorsqu'elle croît sur leurs murailles ou leurs toits. Lorsqu'elle est en fleur, ils en coupent les tiges, pour les disposer en croix sur la porte des étables.

On peut se guérir de la fièvre, en déposant une pièce de monnaie dans un endroit du bois où plusieurs chemins se croisent, et en récitant un Pater. Le premier passant qui ramasse la pièce, emporte aussi la fièvre.

Dans la Creuse, on fait toujours du pain la veille de Noël, et l'on ajoute à la fournée un gâteau fait avec soin. Ce gâteau a, dit-on, des vertus particulières ; on le met en réserve pour s'en servir en cas de maladie des hommes et des bestiaux ; et l'on croit qu'il suffit d'en faire prendre au malade une parcelle pour le guérir radicalement.

Dans la Haute-Vienne, le saint patron du village de Darnac a le privilége de guérir toutes les maladies qui affectent les différentes parties du corps. Mais si l'on a mal au bras, à la jambe, à la tête, il faut, pour être guéri, toucher le bras, la jambe ou la tête du saint, avec un peloton de laine lancé d'une certaine distance. Si l'on a manqué d'adresse la première fois, il faut lancer un second peloton, puis un troisième et d'autres encore, jusqu'à ce qu'on ait touché le membre qu'on veut atteindre, et qui correspond à celui dont on demande la guérison. Le même peloton ne peut servir qu'une fois, et le sacristain a le soin de ramasser et de garder tous ceux qui ont été lancés.

On conserve du beurre baratté en mai, afin de guérir les plaies.

Pour guérir du mauvais vent ou du mauvais oeil, on réunit neuf feuilles de bétoine sans tache à neuf grains de sel, et l'on place le tout dans un morceau de toile neuve non lavée que l'on applique ensuite au cou comme un sachet. On doit aussi faire deux signes de croix sur ce talisman, avant de le placer, et offrir deux liards au Saint-Esprit en les déposant dans le tronc de la paroisse.

Pour guérir un pied foulé, il suffit de mettre de la poussière dans une boite, de faire une croix dessus, en disant : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de donner quelques sous à l'église.

Pour se guérir de la fièvre, il faut se rouler dans la rosée d'avoine, le jour de la Saint-Jean, et avant le lever du soleil.

On préserve les enfants des engelures en les chaussant avec des souliers de peau de loup.

Jadis, on faisait passer les hommes et le bétail par un creux d'arbre pour les préserver d'accidents et les guérir des douleurs qu'ils ressentaient dans le dos et dans les membres.
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