Alain Soirat généalogiste    
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saintpierreLe chaud soleil d'Afrique a doré de sa flamme la plupart des toiles de M. Saintpierre ; même revenu au milieu de nous, dans notre Paris souvent obscur, il a conservé le souvenir de tant de merveilles.
La première phrase consacrée à M. Gaston Casimir Saintpierre résume sa carrière et son orientation artistique.

MARIANI, chimiste originaire de Pero-Casevecchie en Corse, fut le célèbre inventeur d'une boisson tonique, "Vin Mariani", à base de vin et de feuilles de coca qui eut un énorme succés en Europe de la seconde moitié du 19ème siècle aux années 30.
En parallèle, MARIANI crée une véritable publicité basée sur les bienfaits de sa boisson louée par les plus grandes figures contemporaines du siècle : ce sont les fameux albums MARIANI.
Ces albums présentant une biographie, un portrait et un autographe sur les mérites du vin de MARIANI sont un plaisir à feuilleter en découvrant les images de ces personnages célèbres, leur écriture.

C'est dans le tome n°5 que nous est présenté cet artiste nîmois qui fit ses études à l'école des Beaux-Arts de Marseille et à celle de Paris

Quelques unes de ses toiles : Nedjina l'odalisque, Romance arabe, Saadia l'heureuse, Soudja-Sari retracent quelques-uns de ses rêves familiers, de ses souvenirs les plus chers, de ses plus séduisantes pensées.
Les cités algériennes lui ont le plus souvent offert les motifs de son inspiration ; les pasteurs de la plaine de la Médidja, les bateliers d'Oran, les habitants de Tlmecem lui ont presque chaque fois fourni le sujet dont ces mêmes villes lui présentaient le cadre, et pour notre plaisir d'artiste et notre joie d'amateur ça été une fête véritable de revoir ces fonds d'or, ces costumes éclatants auxquels nous n'étions plus habitués depuis Marilhat, Tournemine et Fromentin.
Léon Cogniet, l'auteur de tant de chefs-d'oeuvre, et Jalabert, ce vétéran du pinceau, dont la verte vieillesse est encore toute consacrée à l'art, ont été les deux maîtres favoris de M. Saintpierre. Du premier il acquit l'harmonieuse disposition des sujets, le choix des couleurs, du second, cette sûreté de dessin et cette vigueur de style qui sont la marque d'un tempérament.
M. Saintpierre a peint, pour la cathédrale d'Oran, de grandes compositions ornementales du meilleur effet, et, en ce moment, il prépare, pour le foyer du théâtre de Nîmes, de vastes panneaux mythologiques.

Sans chercher à obtenir, par la réclame ou par l'excentricité, aucune notoriété tapageuse, il a conquis l'estime de ceux qui savent et de ceux qui comprennent. C'est là la meilleure récompense, et la plus durable. M. Saintpierre que n'a pas épuisé un aussi grand labeur, continuera, pour la joie de ceux-là, à oeuvrer en silence, à produire fièrement, et, pour notre part, nous espérons, bien des fois encore, saluer son nom aux expositions prochaines.

Gaston Casimir Saintpierre est né à Nîmes, dans le Gard, le 12 mai 1833. Il est le fils de Noël, un négociant originaire d'Uchaud, dans le Gard, et de Célima Couder, né à Nîmes, dont les parents, résidant à Saint-Gilles, dans le Gard, en 1829, année de son mariage avec Noël, sont propriétaires. Gaston Casimir Saintpierre, époux d'Adolphine Capitaine est décédé 35 avenue de Wagram, à Paris, le 18 décembre 1916. M. Saintpierre est officier de la Légion d'Honneur par décret du 13 janvier 1903, chevalier en 1881.

Un des tableaux de M. Saintpierre se vend ce jour à Drouot, une huile de 1882, Mme Raynouard jeune fille. Catalogue en ligne
Oeuvres de Saintpierre sur le site artvalue
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