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crime hand 1Mercredi 30 décembre 1869 : un bien déplorable événement s'est produit au village de Caissargues, banlieue de Nimes.
Un ancien officier de santé, nommé Lahondès,médaillé de Sainte-Hélène, âgé de soixante-quinze ans, originaire de l'arrondissement de Largentière et réduit depuis quelque temps à la mendicité, avait frappé à la porte d'une maison un peu isolée du village, vers les huit beures du soir, sans doute pour demander l'bospitalité.

Voyant qu'on ne venait pas ouvrir, Lahondès se dirigea vers la porte de la remise, qui avait été laissée ouverte; mais au moment où il y pénétrait, une femme qui s'y trouvait demanda ce qu'il voulait.
Le mendiant, qui était fort sourd, n'ayant pas répondu à cette demande, la femme s'imagina que c'était un malfaiteur qui cherchait à s'introduire dans la maison, et se mit à crier au secours !

A ces cris, le propriétaire de la maison, le sieur B., surnommé l'Esfraya, accourut avec son fusil tout armé; sous l'influence de la peur et à la vue de la mine assez rébarbative de Lahondès, il déchargea son arme sur ce malheureux, qui fut tué sur le coup. La justice, prévenue immédiatement s'est rendue à Caissargues pour faire une information sur ce triste éVénement.

François Lahondès, veuf Pradeilles, ex garde-champêtre, est décédé à l'âge de 78 ans. Il était originaire de Largentière.
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