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franceLes généalogistes ont l'habitude de consulter les recensements, sources de renseignements quant au nombre d'habitants, à la composition de familles, aux maisons, âges etc ... pour une commune. On ne trouvera qu'à partir de 1831 des renseignements relativement précis, les recensements du début du XIXe ne présentant pas toujours un caractère nominatif et faisant souvent preuve d'approximation.
Pour les périodes antérieures, il est trés difficile d'avoir des chiffres précis concernant la population d'un lieu donné. Cela est toutefois envisageable, au cas par cas, en étudiant divers documents tels que les cadastres, terriers, compois, pouillés ... Les compilations de ces chiffres au niveau de la France sont rares en regard des difficultés de transmissions, de la volonté plus ou moins affirmée des uns et des autres à s'impliquer, d'un manque d'information sur l'ensemble des populations, et pas seulement sur ceux qui payaient impôts et taxes, déclaraient ou revendiquaient des terres. Certaines initiatives locales comme les dénombrements de population en Franche-Comté au XVIIe restent un exemple et un formidable outil de recherche.
Au début du XVIIIe, un libraire nommé Saugrain publia, dans sa deuxième édition, largement augmentée et documentée un "Nouveau dénombrement du royaume par généralités, élections et feux". Certes nous ne sommes pas à un chiffrage précis de la population puisque l'unité employée est le feu, mais nous avons une idée générale de la population, une comparaison étant possible avec différentes paroisses voisines.
Le feu étant principalement employé pour les calculs de taxes et d'impôts dans les documents cités plus haut, nous ne pourrons que nous servir d'une approximation pour évaluer les populations. On s'accordera assez souvent pour employer le chiffre 5 afin de faire correspondre feu et nombre de personnes. Chiffre, bien entendu, à faire fluctuer sur des périodes d'évolution ou de régression démographique en fonction d'épidémies, de guerres, de famines ...
Pour ce qui concerne la population globale de la France à l'époque du dénombrement de Saugrain, on estime qu'elle plafonne depuis quelques dizaines d'années ; mais il est bon de veiller aux difficultés encore éprouvées en  ce début de siècle comme, par exemple, la peste de 1720 dans le Midi - voir article.
Les 91 paroisses du diocèse de Nîmes totalisaient 16.260 feux, les 95 du diocèse d'Alais 15.374 feux et les 219 paroisses du diocèse d'Uzès 20.753 feux. La généralité de Montpellier, dont dépendait Nîmes, comptait 1.582 paroisses et 192.437 feux.
L'ouvrage, en deux volumes, est disponible sur Gallica.
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