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guillotineC'est vrai, je le dis souvent, et c'est trés connu dans le monde de la généalogie, nous descendons d'ancêtres aussi célèbres par leurs belles actions que par leurs mauvaises. Autrement dit, nous descendons tous d'un roi ou d'un pendu à un moment ou à un autre. Il est vrai toutefois que nous avons plus de raisons d'être fier d'un illustre aïeul connu pour sa découverte d'un vaccin que du sinistre personnage ayant assassiné une demi-douzaine de personnes.
Mais, les faits sont là, souvent bruts, enfouis sous quelques secrets familiaux. Et là, au détour d'une page de journal du XIXe, dans les comptes rendus des séances d'un tribunal quelconque ou dans les annales de la justice, on découvre un cousin assassin, criminel, meurtrier. Inutile de lui jeter la pierre, c'est déjà fait depuis longtemps ! Inutile aussi d'essayer de le cacher et de transformer sa vie pour le rendre pauvre victime d'une société de barbare ... Seul le temps permet d'appréhender historiquement, hors de tout sentiment, la situation et de la décrire, objectivement, honnêtement. Plus les années nous séparent de l'évènement, et plus facile en sera le récit. Le tueur du Moyen Âge n'a pas la même image que celui emprisonné avant-hier.
J'ai rencontré nombre de ces personnages lors de l'écriture des différents faits divers jalonnant le XIXe. Croisés au détour d'un article de presse ils alimentent les chroniques judiciaires de toutes sortes, ils sont, pour les plus importants, cités plusieurs fois, parfois même leur nom devient aussi connu que celui d'un ministre. Mais la grande majorité de ces délinquants passe inaperçue dans l'Histoire, et le généalogiste, dans ses recherches, ne pourra guère, sans mémoire familiale, sans connaissance de ces faits s'en apercevoir au travers d'un simple acte de décès qui ne mentionnent pas forcément la cause de la mort.
Ainsi on peut lire un acte comme celui ci :
Pierre Philibert HENNE, journalier, demeurant à Port-Villez (Yvelines), célibataire, né à Guitry (Eure), le 27 juillet 1840, fils de François, et de Victoire LORAILLER, est décédé à Versailles (Yvelines), le 30 mai 1864.
C'est la guillotine qui a ôté la vie à ce jeune homme, récidiviste, assassin d'un veillard.
Ce ne sera pas facile d'avoir une quelconque piste sur la courte vie de cette personne et pourquoi il est décédé à Versailles sans instrument de recherche tels que les journaux en ligne, les grandes bibliothèques où l'on peut interroger des bases de données librement.
Parmi celles-ci, un site bien particulier qui se démarque par une accroche singulière "De l'art de bien couper", consacré à la guillotine. On y trouve des listes de guillotinés de 1792 à 1977, avec références aux noms, dates, crimes, conditions. Le site propose aussi une histoire de la guillotine, les condamnés à mort (et donc les graciés) et autres rubriques.
A voir ici
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