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sondage genEn juin 2006, le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction des Archives de France - département des publics, commande une "Étude sur les usages de l'internet par les généalogistes".
En neuf ans les sites internet des archives sont plus nombreux, mais je ne pense pas que cela pourrait grandement modifier les conclusions de cette étude.
L'enquête cerne les généalogistes, ou plutôt les généanautes, qui sont âgés, ont une descendance nombreuse, vivent dans des villes de moins de 100.000 habitants ou en milieu rural, ont des pratiques culturelles plus développées que la moyenne nationale.
Le sondage démontre le manque de formation, le peu d'informations, glanées ça et là, par ces généanautes qui, empiriquement, accèdent à un loisir qui les passionnent plus que de raison pour la plupart. L'erreur est formatrice après tout ! Certes, mais dans le monde de la communication électronique, l'erreur a aussi la fâcheuse tendance à se répandre rapidement en n'étant que rarement corrigée !
L'étude cerne bien le problème de la non-gratuité, elle est envisagée par un grand nombre. C'est là que toute l'attention doit être portée, car le côté commercial de la généalogie doit il être vu comme une manière de s'en "mettre plein les poches" ou pour permettre à des généalogistes, qui ne se reconnaissent pas comme tel dans l'enquête, de réaliser leur passion dans les meilleures conditions ? Peu de sites sont formateurs et s'en mettent plein les poches !

Il est bon de signaler que cette enquête porte sur un trés petit échantillon de volontaires. En voici, in extenso, les conclusions :
"Qui sont les « généanautes » ? Ce sont à première vue des internautes presque comme les autres internautes, un peu plus âgés que la moyenne, ayant une descendance nombreuse, vivant plutôt dans des villes de moyenne importance ou en milieu rural, ayant des pratiques culturelles plus développées que la moyenne nationale.
La pratique de la généalogie est avant tout une recherche personnelle, menée de manière occasionnelle. La généalogie online, évidemment récente et quelque peu « désordonnée », se pratique de façon plus fréquente et plus soutenue que la généalogie offline.
En terme de notoriété, les sites spécialisés sont globalement peu connus comparés aux portails comme seniorplanet.fr ou notrefamille.com qui jouent un rôle important. Les sites internet des services d’archives restent eux très méconnus.
Les aspect pratiques et la richesse des informations sont les critères principaux qui déterminent la fréquentation et la satisfaction des internautes. Geneanet est le site sur lequel les visiteurs reviennent le plus souvent, le plus apprécié et considéré comme le plus spécialisé.
L’enquête montre qu’il existe une complémentarité entre la généalogie online et la généalogie offline : 75 % des internautes généalogistes ont visité un site internet ces cinqdernières années pour la première fois, 27 % se sont rendus dans un service d’archives ces cinq dernières années pour la première fois.
Cela étant, les avantages et les inconvénients de l’une et de l’autre pratique apparaissent encore maladroitement formulés par les internautes. Cela est vraisemblablement dû à la méconnaissance des ressources offertes tant par l’internet que par les services d’archives, méconnaissance que l’étude a mise en lumière.
L’enquête ouvre des perspectives avec un fort potentiel de conversions à la généalogie : 17 % des non-généalogistes pensent s’intéresser à la généalogie dans le futur et 61 % ne savent pas ! 42 % des non-généalogistes se disent plus intéressés par la généalogie aujourd'hui que dans le passé.
Elle montre également qu’il existerait un « marché » pour le développement de contenus payants : un tiers des internautes se disent disposés à payer la consultation ou le téléchargement de fichiers… mais à un prix accessible : inférieur à 1 € par fichier pour la moitié d’entre eux.
Les freins liés aux particularités de l’internet sont encore nombreux avec des jugements plutôt négatifs sur des informations non fiables et non « officielles », la trop large place accordée à la publicité.
Ultime constatation qui peut en dire long sur l’absence de reconnaissance dont souffre la généalogie en tant que « pratique culturelle ». À la question posée aux 329 généalogistes de l’échantillon « Finalement, vous considérez-vous comme un vrai généalogiste ? », seuls 6 % ont répondu par l’affirmative ..."
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