Alain Soirat généalogiste    
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service militaireLes dernières générations n'ont pas connu ce "fameux" service militaire, temps que les jeunes destinaient à leur éducation militaire, théorique et pratique. S'il est vrai que pour beaucoup c'était une épine dans la jeune vie étudiante ou professionnelle, il n'est pas rare lors d'un repas de famille, ou entre amis, de voir la discussion des hommes porter sur le sujet, en évoquant maints exploits cantinesques ou potacheries de dortoirs, avec grand plaisir. Aussi, jeunes générations, soyez patients avec ces vieux de la vieille évoquant leur année de séparation de la famille, des amis, de la maison. Ce genre de confrontation à un milieu bien différent du nôtre tend à disparaître d'ailleurs ; des camps de scouts aux colonies de vacances, en passant par le service militaire, les occasions de cotoyer l'autre étaient bien plus nombreuses quelques années en arrière. Oui, mais maintenant il y a Facebook !
Le service militaire n'est que provisoire dans notre Histoire, il n'en a pas été toujours ainsi.
Nous n'évoquerons pas les périodes Moyennageuses ni celles de l'Ancien Régime, sans service militaire, mais avec des réquisitions, obligations, de toutes sortes, de certaines catégories sociales seulement, dans des conditions différentes selon les régions. C'est la Révolution, dans sa volonté d'égalité de droits et devoirs qui fonda la conscription.

Ci-dessous, un petit tableau chronologique de la vie de ce service militaire :
1789 : Les cahiers de doléances condamnent le principe du tirage au sort et de l’obligation militaire. Les troupes françaises sont recrutées par enrôlement volontaire.
1798 : La loi Jourdan crée la conscription. Les recrues sont tirés au sort.
1872 : La Loi Cissey crée un service militaire universel dont la durée est fixée par tirage au sort (5 ans pour les mauvais numéros, 6 mois à 1 an pour les bons numéros)
1905 : Avec la Loi André, le service militaire devient national, personnel (nul ne peut se faire remplacer), obligatoire et d’une durée égale pour tous.
1950 : Il est prévu des épreuves de sélection physique et psychotechnique au cours des «3 jours»
1965 : Institution du service national qui peut être accompli sous quatre formes : le service militaire, le service de défense, l’aide technique et la coopération
1970 : Possibilité pour les jeunes femmes d’effectuer un service volontaire
1996 : Le Président de la République se prononce en faveur de la professionnalisation
1997 : Instauration d’un parcours citoyen (recensement, JAPD)
Les durées du service militaire actif ont varié de 10 mois à 6 ans.

Tirage au sort (organisé par la loi du 27 juillet 1872). Extrait du manuel du service militaire par le capitaine Beaugé, 1874.
L'examen des tableaux de recensement et le tirage au sort se font au chef-lieu de canton, en séance publique, devant le sous-préfet assisté des maires du canton. Dans les communes qui forment un ou plusieurs cantons, le sous-préfet est assisté du maire et de ses adjoints.
Dans les villes divisées en plusieurs arrondissements, le préfet ou son délégué est assisté d'un officier municipal de l'arrondissement.
Dans l'arrondissement du chef-lieu de département, le secrétaire-général ou un conseiller de préfecture désigné par le préfet, peut présider aux  opérations. Les tableaux sont lus à haute voix. Les jeunes gens, leurs parents ou ayants cause sont entendus dans leurs observations. Le sous-préfet statue après avoir pris l'avis des maires.
Il raye des tableaux lès omis qui justifient qu'ils ont trente ans accomplis, ainsi que les jeunes gens exclus du service.
Dans les cas douteux il s'abstient de prononcer, et maintient les réclamants sur les tableaux, sauf décision définitive du conseil de révision.
Le tableau rectifié de chaque commune est définitivement arrêté par Ie sous-préfet, et signé, séance tenante, tant par lui que, par l'officier municipal qui l'a assisté.
Dans les cantons composés de plusieurs communes, l'ordre dans lequel elles devront participer au tirage est réglé par le sort.
Les premiers numéros sont attribués de droit aux omis par suite de fraude ; ils sont extraits de l'urne avant le tirage.
Le sous-préfet compte ensuite publiquement tous les numéros déposés dans l'urne, et après s'être assuré que le nombre en est égal à celui des jeunes gens appelés à concourir, il le déclare à haute voix.
Aussitôt, chacun des jeunes gens, appelé dans l'ordre du tableau, prend dans l'urne un numéro qui est immédiatement proclamé et inscrit. Les parents des absents ou, à leur défaut, le maire de leur commune, tirent à leur place.
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