Alain Soirat généalogiste    
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dons legsIl s'est fait des dons et legs de toutes sortes, à toutes sortes de personnes en France. L'armée en est aussi bénéficiaire, bien souvent à la suite d'un décès ou pour se souvenir d'un vaillant soldat.
Extraits de l'annuaire militaire de la République française pour l'année 1850, les dons et legs suivants :

Par l'adjudant commandant CHEVALLIER, mort à Stettin en 1807 : legs perpétuel d'une rente de cent francs en faveur du plus ancien grenadier du régiment d'infanterie portant le n° 64, tant qu'il reste sous les drapeaux en cette qualité, et à la condition d'ajouter à son nom celui de Chevallier. A défaut de régiment portant le n° 64, la rente appartiendrait au premier régiment de l'arme, et dans le cas où les régiments ne seraient plus désignés par des numéros, à celui qui tiendrait le premier rang dans l'armée. (Décision impériale du 12 janvier 1808.)

Par un anonyme : don d'une somme de cinq mille francs, destinée à fonder à perpétuité un prix annuel en faveur des enfants de troupe. (Journal milliaire, 1er semestre 1818, p. 5.)

Par le général de division FOURNIER SARLOVÈZE : legs d'une somme de vingt mille francs, pour le produit en être réparti entre les dix plus anciens cavaliers, brigadiers ou maréchaux-de-logis de cavalerie de l'armée. (Journal militaire, 2e semestre 1829, p. 101.)

Par le général de brigade honoraire DE PERRIN BRICHAMBAULT : legs d'une rente de trois mille francs, sur l'Etat, en faveur du corps du génie, et répartie annuellement ainsi qu'il suit:
Dix-huit cents francs entre les douze plus anciens sous-officiers, caporaux et soldats (quatre hommes pour chacun des trois régiments du génie), à raison de cent cinquante francs par homme;
Douze cents francs aux veuves de lieutenants ct capitaines du corps du génie ayant le plus besoin de secours. (Journal militaire, 1er semestre 1842, p. 700.)

Par le général de division DE FEUCHÈRES : donation en faveur des enfants de troupe de l'armée d'une somme de cent mille francs, laquelle convertie, suivant le voeu du donateur, après déduction, des frais d'enregistrement et autres, en une inscription de rentes 5% sur l'Etat, donne un dividende annuel de trois mille huit cent soixante-quatre francs, à répartir entre les seize enfants de troupe auxquels les prix en pareil nombre auront été attribués, à raison de deux cent quarante et un francs cinquante centimes pour chacun. (Journal militaire, 2e semestre 1843, p. 359.)

Par des personnes qui ne se sont pas fait connaître: don à l'bôtel des Invalides, sans indication d'emploi, d'une somme de trois mille francs. Une ordonnance du 5 avril 1844, en autorisant le ministère de la guerre à accepter ce don de trois mille francs, a prescrit d'en employer le montant à accroître les secours accordés aux veuves d'invalides dans l'indigence, et aux frais d'entretien et d'éducation des enfants et orphelins d'invalides. (Journ. militaire, 1er semestre 1844, p. 218.)
En exécution de cette ordonnance la somme de trois mille francs a élé convertie en une rente 5% d'un produit annuel de cent vingt-quatre francs.

Par MM. LEGRAND et Madame CORBY : don au 63e de ligne, d'une inscription de rente 5% de cent francs pour fonder, en exécution des intentions manifestées par leur frère, LEGRAND (Pierre-Juste-Alexandre), décédé colonel de ce régiment, un prix annuel de la même somme en faveur des enfants de troupe dudit régiment. (Journal militaire, 1er semestre 1845, p. 3.)

Par M. DE MONTPENSIER : don au corps de l'artillerie d'une somme de six mille francs, pour fonder au collége d'Alger une bourse ou deux demi bourses, en faveur des fils du sous-officier ou de l'employé d'artillerie de l'armée d'Afrique qui sera jugé le plus méritant par une commission composée d'officiers de l'arme. (Journal militaire, 1er semestre 1846, p.5.)

Par M. SINGER (David), ancien négociant à Paris: legs d'une rente de trois cents francs sur l'Etat, pour fonder un prix perpétuel et annuel qui sera attribué, chaque année, au choix du ministre de la guerre, au simple soldat qui l'aura le mieux mérité par sa bonne conduite et l'ancienneté de son service. (Journal militaire, 1er semestre 1846, p. 168, et 2e semestre 1846, p. 26.)

Par M. D'AUMALE : don d'une rente de trois cents francs sur l'État, fait à l'armée d'Afrique, et dont les arrérages devront être remis, chaque année, à l'époque du 1er mai, au plus ancien sous-officier des corps stationnés dans la province de Constantine. (Journal militaire, 2e semestre 1846, p. 627 - 635.)

Par le général de brigade BRAUN : don à l'arme des hussards d'une inscription de rente 5% de six cents francs, pour fonder, conformément aux intentions de son frère BRAUN (Gustave-Daniel), décédé lieutenant-colonel du 9e régiment de l'arme, trois prix annuels de deux cents francs chacun, à décerner, le 2 janvier de cbaque année, jour anniversaire de la mort de ce dernier, à un sous-officier, un brigadier et un simple cavalier, les plus anciens et les plus méritants choisis dans un seul et même régiment de l'arme, en commençant par le 1er des neuf régiments et en suivant, d'année en année, la série de leurs numéros. (Journal militaire, 2e semestre 1848, p. 146.)
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