Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
daudet eNîmes n'a pas qu'un DAUDET célèbre ! Ernest a connu, lui aussi, de nombreux succés.

MARIANI, chimiste originaire de Pero-Casevecchie en Corse, fut le célèbre inventeur d'une boisson tonique, "Vin Mariani", à base de vin et de feuilles de coca qui eut un énorme succés en Europe de la seconde motié du 19ème siècle aux années 30.
En parallèle, MARIANI crée une véritable publicité basée sur les bienfaits de sa boisson loués par les plus grandes figures contemporaines du siècle : ce sont les fameux albums MARIANI.
Ces albums présentant une biographie, un portrait et un autographe sur les mérites du vin de MARIANI sont un plaisir à feuilleter en découvrant les images de ces personnages célèbres, leur écriture.

Dans le tome n°6, l'article consacré à M. Ernest DAUDET présente un des écrivains du XIXe qu'il convient de ne pas négliger.

Le nom de Daudet, appelé à durer autant que notre littérature nationale, ne s'illustre pas seulement du nom de l'auteur de Sapho et des Lettres de mon moulin, mais encore de ceux de Mme Alphonse Daudet, de Léon Daudet et du frère de l'illustre mort: M. Ernest DAUDET.
Ernest DAUDET occupe une place considérable dans les lettres contemporaines.
Débutant dans les lettres à l'une des époques les plus brillantes de la société du second Empire, il parvint, non moins que son frère Alphonse, par le subtil charme de son esprit et son talent nouveau, à forcer l'attention. Attaché comme secrétaire au cabinet du comte de Morny, il semble vouloir concilier de bonne heure un avenir' politique plein d'espoir à une carrière non moins belle d'écrivain et de journaliste. Deux ans, après son arrivée à Paris il donne Thérèse, un délicieux roman où percent déjà, en nuances délicates cette émotion, cette sensibilité et ce charme qui feront de lui plus tard l'un des plus éclairés confidents des coeurs. Un style souple, aisé, naturel, une psychologie attendrie et chaste témoignèrent aussitôt de son talent naissant. Des articles à l'Union, au Spectateur, à l'Univers illustré montrèrent à la fois son savoir historique, la hauteur de ses vues sur la plupart des questions de politique contemporaine.
M. Ernest DAUDET, avec une double compréhension de l'art et de la vie modernes bien nettement marquée pensa qu'à côté de la littérature il y avait place pour une philosophie de l'histoire. Et, c'est dans le cabinet d'un ministère qu'il commença à connaître ces mille complications diplomatiques et gouvernementales qui sont bien souvent la clef de la véritable chronique. De ces études d'un ordre particulier M. Ernest DAUDET acquit ce sens des choses du passé qui lui a, plus tard, si fortement servi au cours de ses oeuvres sur la période de l'émigration et de la Restauration.
La guerre de 1870-71 passée, un autre monde devait tenter l'esprit si éminemment varié de M. Ernest DAUDET : le théâtre.
Chez Alphonse Daudet, l'auteur du Roman de Delphine rencontra Adolphe Belot. Les deux nouveaux amis, liés par un sens aussi aigu de l'observation et rapprochés par un don presque identique de voir et de sentir les passions des personnages, écrivirent cette oeuvre qui porte bien la double marque de leur esprit: la Vénus de Gordes. Le drame avait cinq actes et fut représenté avec succès sur la scène de l'Ambigu en 1875.
En même temps de hautes et nouvelles fonctions vinrent ajouter à son activité : M. Ernest DAUDET, choisi comme directeur des Journaux officiels, dut consacrer à cette nouvelle tâche une grande part de son temps et de ses lumières.
Les journaux auxquels, après les Journaux officiels, il voua tous ses soins, furent l'Estafette, et le Petit Moniteur.
Au théâtre, il travailla, lentement, avec cette psychologie minutieuse des oeuvres jolies et sérieuses à la fois.
Le roman, auquel nous rattacherons également les études historiques de l'auteur, continua à tenter sa plume d'une si féconde imagination. La liste en est si longue que nous ne pouvons en détacher quelques titres au hasard. Cette guirlande d'oeuvres ne peut être admise qu'intégrale, et ceux qui, le soir, penchés sous la lampe, se sont plu à suivre les odyssées des héros de ce nouveau Dickens
savent seuls le prix qu'on peut attacher à les connaître toutes.
Historien, Ernest DAUDET a principalement choisi comme champ d'investigation, ce long espace de gloire, d'événements et de désastres qui commence après la Révolution pour finir au seuil du siècle nouveau, offrant ainsi une longue galerie d'anecdotes, de triomphes et de deuils.
Aucune vie ne se trouve être, autant que celle de ce grand travailleur, remplie avec probité et talent. Comme son frère immortel, Ernest DAUDET est de Nîmes, la ville du soleil, des cigales et des poètes. Son oeuvre en fait foi. Elle brille de l'éclat des francs rayons.

DAUDET (Ernest), romancier, journaliste,·auteur dramatique. Né à Nimes, le 31 mai 1837, Vient à Paris en 1857. Nommé en 1861 secrétaire rédacteur du Corps législatif; en 1869, chef de cabinet du grand référendaire du Sénat. Directeur des Journaux o/ficiels (24 décembre 1873 - 9 mars 1876).
info passion logo-240px
info soirat-240px
info pasarea-240px
Aller au haut