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seringueLe journal Le Siècle du 8 janvier 1865, il y a tout juste 150 ans, évoque dans ses colonnes un article de l'Opinion du Midi :
"Depuis quelques temps, une véritable épidémie de petite vérole sévit à Nîmes et dans ses environs. Cette maladie, qui jusqu'ici n'atteignait guère que les enfants non vaccinés, s'attaque maintenant à tous les âges et même à des personnes qui, ayant reçu le vaccin dans leur enfance, pouvaient se croire à l'abri. A Nîmes, heureusement, elle n'a fait que peu de victimes, et nous pouvons dire qu'elle tend à disparaître ; mais c'est la commune de Jonquières qui en a été le plus affligée et où elle a frappé le plus de personnes.
"M. le docteur FAUCHER, maire de cette commune, s'est, nous écrit-on, dévoué avec le zèle le plus digne d'éloges, à prodiguer les soins et les encouragements les plus empressés à ses administrés. On nous assure également que l'attention de la commission d'hygiène publique vient d'être appelée sur cette fâcheuse situation, afin de rechercher les moyens de combattre l'épidémie et la faire disparaître.
"Voici en attendant un préservatif qui nous est signalé contre les attaques de ce mal cruel ; son emploi est si simple et si bien à la portée de tout le monde que nous n'hésitons pas à le faire connaître :
"Il consiste à faire usage quelques temps de l'eau de goudron, que l'on obtient en mêlant une certaine quantité de goudron avec une égale quantité d'eau et les agitant pendant quelques minutes ; on laisse ensuite reposer le tout deux fois vingt-quatre heures ; puis on tire la liqueur au clair dans des bouteilles que l'on bouche exactement.
"La règle générale est de boire de cette eau environ deux verres le matin, deux heures avant de manger, et le soir autant, deux heures après le souper.
"C'est dans les colonies anglaises de l'Amérique que l'on a découvert ce préservatif qui a été employé avec tout le succés possible tant en Angleterre qu'en Irlande.
"Voici maintenant un moyen indiqué pour empêcher la petite vérole de marquer sur le visage. Pour cet effet, lorsque l'éruption de la petite vérole est faite et que les boutons commencent à grossir, on n'a qu'à prendre de la craie bien pulvérisée que l'on mêlera avec de la crème nouvelle ; on en fera une espèce de pommade un peu liquide qu'on appliquera avec une plume sur le visage du malade, en ayant soin de la renouveler à mesure qu'on s'apercevra qu'elle sèche. La fraîcheur de la crème empêche la démangeaison, et la craie qui y est mêlée, désséchant insensiblement la matière enfermée dans les boutons, l'empêche de creuser la chair."

NB : ce billet n'est pas censé donner des conseils aux personnes pensant être atteintes de petite vérole, autrement dit variole, maladie ayant totalement disparue de nos jours ...
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