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illus 052La tâche est lourde et floue, le concept connu et l'apprentissage en cours ne permet plus de s'interroger, il faut y aller. L'ambiance et les échanges, cosmopolites et d'âges plus que variés se déterminent, pour la plupart autour d'un intérêt commun, pas forcément partagé ni su et connu mais tout au moins désiré. On subit plus qu'on analyse dans ce maelstrom d'informations distillées comme des rafales de lourdes mitrailleuses. Mon instrument scripteur me fait horriblement souffrir et réveille des nerfs, des muscles, des tendons, et que sais-je encore, qui s'étaient vaillamment endormis depuis des décennies.
Compensant l'aridité intellectuelle de ces instants, la soif de connaissance décuple mes forces et remet les douleurs à leur juste place derrière une somme de pensées flottant au dessus d'un avenir presque rose ... Il y a de la magie dans l'air, comme une odeur de foin fraîchement coupé se prenant pour une madeleine, une forme de retour vers le futur, une interrogation à peine enterrée, à peine évoquée, vivement révoquée. Je me prends désormais pour une sorte de matière grise palpitante, mais guère prenante, ronflant au gré des énoncés journaliers, portée par une brise jaunâtre déteignant sur d'anciennes copies quelques peu défraîchies, évidemment.
Vient alors les moments différenciés, ceux que l'on repère facilement parce que portés par le désir, voire l'intimité et les passions de chacun, dans la détente, la convivialité et le besoin d'échanges, au sein d'une communauté à peine formée et déjà soudée. Le projet et son cortège de positivisme, son allégorie à l'avenir, son incommensurable assurance en soi, supporte à la manière d'une colonne vertébrale l'ensemble de ses régulières palabres, de ces incroyables échanges ; que n'aurais-je pas bien fait d'en noter quelques uns !
Et le brouillard jaunâtre de revenir, filtrer sous les portes, passer entre nos rangs et propager son indicible ambiance tout à la fois contrainte et libre, vague et précise, rêveuse et concrète, menaçante et apaisante. Je me suis bien des fois laissé porter dans cette ouate paisible, passant nonchalemment d'une évocation à une autre, d'une réflexion critique à une béatitude bienveillante, spectateur de toujours, content de ce qu'il perçoit.
Brave petit soldat qui suit bien le mouvement, révise tout ce qu'on lui donne, dévore l'à-côté comme le conseil, nage sur le dos quand on lui dit et coule avec une ferveur tout à son honneur quand on lui attache une lourde pierre à la cheville. Tiens ! Dans la piscine certains surnagent et d'autres coulent, vraiment, pas comme dans mes périphrases, avec ou sans sauveteurs. C'est dommage, me susurrai-je, car le petit effort pour atteindre un des bords aurait pu être trés efficace.
La côte n'est désormais plus vraiment difficile, habitude peut-être, ou parce que l'ascension par la face nord pose désormais moins de problèmes, facilitant l'emploi du véhicule motorisé en des lieux adaptés. Je suis en train de me faire à ce présent, déjà devenu passé et pas vraiment encore avenir ; une construction somme toute aléatoire mais grandement facilitée par ce que l'on a tendance à définir en projection hors de son être, en simple contemplation de son état primitif et de celui que l'on veut atteindre.
Finalement ces cours n'ont rien de si insurmontable ...
(à suivre)

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