illus 056Ce n'est pas vers la musique ni la motorisation de nos véhicules que ce texte va nous entraîner, mais plutôt vers une sectorisation de la généalogie. Rien d'indispensable toutefois, mais pouvant éventuellement servir de repères aux généalogistes cherchant à mieux cerner les possibilités de recherche et les situations temporelles.Avoir en tête ces grandes époques peut favoriser la recherche en associant tel ou tel type de document à telle ou telle de ces périodes. La progression en difficulté pour trouver des documents ainsi que la formation du généalogiste fait aussi partie de cette linéarité ; n'oublions toutefois pas que chaque cas est un cas particulier et que nous aurons plus de facilité parfois à trouver des informations dans un quatrième temps que dans le premier, c'est l'ensemble des documents disponibles qui détermine cette progression.
Commençons donc, et interrogeons-nous ... d'une manière générale

Premier temps
Tout ce qui concerne les proches, c'est le début, la famille. Période à la longueur variable selon les individus et les documents disponibles, mais généralement se situant facilement de la période contemporaine au début du 20ème siècle. Période parfois difficile à appréhender parce que, même si l'on connaît certains de ses ancêtres, on n'est pas forcément en possession des pièces prouvant les filiations. On trouvera quantité de documents disponibles, tant dans les familles que dans les institutions nationales. C'est aussi bien une récolte de témoignages oraux que de rencontres sur Facebook ou de quêtes du grand-père ayant fait une des deux Guerres Mondiales. État-Civil, livrets de famille ou militaire, photos et diplômes, listes électorales, recensements sont quelques unes des pistes les plus utilisées. La recherche des descendants proches, des cousins plus ou moins éloignés est une partie du travail à effectuer pendant ce moment.

illus 055Ce vendredi à midi je pars avec mes listes de mariages, contrats notariès et autres généalogiqueries à découvrir, aux Archives Départementales de mon beau département. Je n'y suis pas si souvent que cela en ce moment, occupé à des tas de choses d'un côté et de l'autre ... La généalogie dans le fauteuil quoi ! Agréable surprise, le bâtiment n'a pas bougé ! Non, cela ne fait pas si longtemps que j'y suis venu ... Le bâtiment est toujours là, la plupart du personnel aussi, quelques têtes nouvelles et jeunes toutefois. Je m'enregistre, en évitant de demander une table, cela fait un peu restaurant ... Je commande, là aussi cela fait un peu restaurant ... La généalogie, ça se déguste non ? Bref, je commande quelques notaires, histoire de faire bien, et me dirige vers la salle des microfilms où je m'apprête à lancer un grand bonjour avant de m'apercevoir que la salle est vide ; je dis bonjour quand même, c'est un réflexe. Un grand nombre de lecteurs de microfilms sont "marqués" par une boîte de bobine, par un petit cahier, des papiers ... On sent le généalogiste qui tient à son appareil, réserve sa place parce qu'il est allé déjeuner et veut retrouver tout intact, ça m'agace mais depuis le temps je m'y suis habitué et je me dis que dans quelques années je ferai peut-être pareil - euh non, je ne crois pas !

Je range tous les classeurs, vénérables instruments de recherche, éparpillés sur la table, relève les cotes dont j'ai besoin et commence à lire mes bobines ; je retourne à la table des recherches, note des cotes etc. L'heure passe, je suis en train de compulser un classeur lorsqu'arrive quelques personnes : pas un bonjour. Je me touche, je suis bien réel, vivant, debout devant eux, avec de la consistance, une présence quoi ! Non, non, rien de rien, ils n'ont pas du me voir, c'est la vieillesse, le refus des verres progressifs, ils ont du me confondre avec un des piliers ...

illus 054Si la généalogie est depuis quelques temps un loisir, un passe-temps, un défouloir, pour un grand nombre de français, il n'en demeure pas moins, toutefois, qu'il faut bien, à un moment ou à un autre, présenter les résultats de son travail aux personnes qui ont sollicité notre intervention. De fait, et même si vous ne travaillez pas pour un tiers, il va bien falloir, à moins que nous n'existiez que dans la case passe-temps ou défouloir, présenter quelque chose.

L'arbre est bien sûr le produit phare du généalogiste. Présenté sous forme d'un joli dessin sur une feuille A4 sortie en droite ligne de son imprimante grâce au logiciel GeneaTruc, il est le catalyseur des discussions de fin de repas familial, même si la tante Juliette râle parce que c'est écrit trop petit ! Las vous ferez mieux la prochaine fois en scotchant bout à bout une vingtaine de feuilles que vous aurez du mal à déplier sur la table familiale (attention aux taches de gras et de vin !). Faire appel aux services d'une tierce personne est plus compliquée, peu de gens manipulent les fichiers généalogiques pour en tirer des arbres lisibles ... il s'en trouve toutefois : Google est votre ami (et votre serviteur avant tout !). Mais un peu de persévérance dans l'apprentissage de quelques outils tel que votre logiciel GeneaTruc lié à quelque logiciel de PAO vous permettront de créer un fichier acceptable par un grand nombre d'imprimeurs. Faites un tour sur la création de documents grand format, vous serez surpris ! Et les tarifs valent vraiment le coup.
Mais l'arbre ce n'est pas la famille, et c'est loin de représenter l'Histoire familiale. Comment retracer le parcours militaire du grand-père sur un arbre ? Cela deviendrait rapidement illisible et inutilisable. Il faut donc franchir l'étape de la création littéraire.

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Depuis les rats d'archives et de bibliothèques, les généalogistes véreux aux documents douteux prouvant les noblesses de leurs clients, les nombreuses difficultés pour obtenir la plus petite autorisation de consulter un document, les choses ont bien évoluées, l'accès à l'information est démocratisé, Internet est là.

Je distingue trois mondes différents concernant la généalogie sur Internet.

Le premier est celui qui vous propose des matériaux pour construire votre histoire. C'est l'univers des archives, des bibliothèques en ligne.

Le second est le partage d'informations, la fourniture de données au travers de grandes bases ou de diverses compilations, des sites d'associations, des initiatives personnelles et locales.

Le troisième est celui de l'échange, de la discussion, des questions et réponses au travers de multiples supports tels que les chats, les forums, les listes de discussion, les sites de mises en relations, les fameux "réseaux sociaux".

Le généalogiste du XXIe siècle se doit de connaître parfaitement ces trois domaines. Il ne peut se contenter d'évoluer dans un seul, au risque d'éluder certaines informations, d'en absorber des fausses, de scléroser sa capacité de réflexion et de déduction. Ces trois univers sont liés, pas forcément complémentaires, souvent antagonistes, mais apportant un ensemble d'outils imparables pour régler un grand nombre de problèmes.

illus 052La tâche est lourde et floue, le concept connu et l'apprentissage en cours ne permet plus de s'interroger, il faut y aller. L'ambiance et les échanges, cosmopolites et d'âges plus que variés se déterminent, pour la plupart autour d'un intérêt commun, pas forcément partagé ni su et connu mais tout au moins désiré. On subit plus qu'on analyse dans ce maelstrom d'informations distillées comme des rafales de lourdes mitrailleuses. Mon instrument scripteur me fait horriblement souffrir et réveille des nerfs, des muscles, des tendons, et que sais-je encore, qui s'étaient vaillamment endormis depuis des décennies.
Compensant l'aridité intellectuelle de ces instants, la soif de connaissance décuple mes forces et remet les douleurs à leur juste place derrière une somme de pensées flottant au dessus d'un avenir presque rose ... Il y a de la magie dans l'air, comme une odeur de foin fraîchement coupé se prenant pour une madeleine, une forme de retour vers le futur, une interrogation à peine enterrée, à peine évoquée, vivement révoquée. Je me prends désormais pour une sorte de matière grise palpitante, mais guère prenante, ronflant au gré des énoncés journaliers, portée par une brise jaunâtre déteignant sur d'anciennes copies quelques peu défraîchies, évidemment.
Vient alors les moments différenciés, ceux que l'on repère facilement parce que portés par le désir, voire l'intimité et les passions de chacun, dans la détente, la convivialité et le besoin d'échanges, au sein d'une communauté à peine formée et déjà soudée. Le projet et son cortège de positivisme, son allégorie à l'avenir, son incommensurable assurance en soi, supporte à la manière d'une colonne vertébrale l'ensemble de ses régulières palabres, de ces incroyables échanges ; que n'aurais-je pas bien fait d'en noter quelques uns !

illus 051Un généanaute est un généalogiste dont une des cordes de son arc est la recherche généalogique grâce à Internet ; recherche s'étendant à l'échange, la demande, la mise en ligne, le partage, l'animation ainsi qu'un grand nombre d'activités variées.
En une vingtaine d'années, cette manne électronique a pris une ampleur que nous aurions eu bien du mal à préciser dans ses temps d'expérimentation et de découverte de ces nouveaux univers, et par là même la somme d'information et les différentes possibilités d'accès se sont multipliés. Il est pourtant étonnant, mais habituel, de voir les généanautes englués dans des cercles plus que fermés, bien souvent par manque d'informations ou par paresse intellectuelle, créant des univers, des langages, des comportements et des idéologies frisant la science-fiction.
Il n'est cependant pas très compliqué de s'en évader.
Nous allons prendre comme support le web et le bidule dont se sert le plus grand nombre, ce que nous appelons un explorateur, un butineur : Internet Explorer, Firefox, Safari ... Ce logiciel est configurable, comme la plupart des logiciels d'ailleurs ! Et il vous faut le configurer, c'est à dire qu'il va falloir le "faire" à votre main, c'est vous qui dirigez, pas le programme. Abordons sous windows, et pour Internet Explorer ou Firefox, quelques idées de dispositions. Mon premier conseil donc, faites un tour dans les menus ; ils n'y sont pas, bien entendu, essayez un petit clic droit sur la partie haute de la fenêtre, vous devriez voir barre de menus, cliquez !

illus 050Le temps est gris, bas et presque lourd, cette espèce de chaleur hivernale qui vous glace les os quand on ne la connaît pas. Peu de gens sont dehors et se hâtent d'aller où bon leurs pas semblent les mener ; les miens savent, ils y vont.
Comme d'habitude, les places de rangement pour mon véhicule à quatre roues, automoteur, sont rares, voire inexistantes, mais je connais bien les lieux et fais une tentative dans les hauteurs de la ville, près de ma destination, je trouverai forcément à ranger mon moyen de locomotion inter-urbain. C'est fait d'ailleurs, le temps que j'écrive cela. Et me voilà dirigeant mes pas, voire dirigé par ces derniers, vers cet endroit aux multiples utilisations dans des temps pas si lointains ...
Je gravis une longue et fort raide pente qui conduit à une porte impressionnante par ses dimensions et le peu d'intérêt que le lieu porte à ma personne. J'y suis, je ne sais toujours pas trop où, ni vraiment comment, mais certainement pourquoi. Comme si j'étais dans un hôtel au style continental répandu un peu partout dans le monde, je cherche les panneaux indicateurs, les horaires du petit-déjeuner ou le plan m'informant de l'endroit où je trouverai l'accueil. J'y suis, nonchalemment, mais néanmoins sans vraiment m'y être intéressé. Réflexion faite entre la gentille personne derrière son étrange comptoir et mon humble personne, et je puis me propulser vers un deuxième étage, le long d'un escalier venteux aux odeurs persistantes de tabac viginien, vers une nouvelle aventure.

illus 049Tiens, le printemps pointe le bout de son nez, et les engourdis d'un hiver presque maussade avec son cortège de neige et de froid de canard, s'éveillent au doux son de l'appel de la révolte. On bourgeonne, on bourgeonne depuis lontemps déjà et l'on va bientôt éclore ... et la fibre soixante-huitarde sommeillant dans les recoins d'ADN, c'est héréditaire ça ?, vibre au son des manifs, des pétitions et des effarouchements en tout genre. Que dis-je, une révolution est en marche, et l'on sent déjà qu'à la manière de certains auteurs méridonaux "La mine elle va caguer !".
Mais qu'ont-ils donc à se poser des problèmes aussi récurent que "Pourquoi le ciel est bleu ?". Et j'entends encore, au coin des listes de discussions la litanie des partisans du tout gratuit, à condition que ce soit les autres qui payent, vrombir au-dessus de nos chastes têtes de personnes opposées au commerce mais fréquentant Amazon et Wish parce qu'on y fait des bonnes affaires ! Mais qui sont-ils pour exiger la gratuité quand il faut payer, auteurs, webmasters, gestionnaires de sites webs et de bases de données pour assouvir ces assoiffés du gratuit à tout prix. Mais qui êtes-vous pour exiger des autres de payer à votre place ?
Je paye de multiples abonnements, des accés à des sites, des hébergements divers, et j'en suis satisfait, parce qu'on me propose ce que j'attends de cette contribution. Offrir des prestations sur Internet, ce n'est pas gratuit, cela demande du temps, bonjour les bénévoles, et de la mise en oeuvre et en ligne, salut les sites gratuits ... Et vous acceptez de payer des milliers d'âneries et refusez quelques euros pour permettre à des sites d'exister, à des associations ou des particuliers de vous proposer ce qu'ils ont de mieux ! C'est tout bonnement étrange. Le professionalisme passe aussi par là, et l'amateurisme, n'exigeant rien d'autre que d'être tel, ne sera jamais qu'une passion exprimée au grand jour. Ne cédez pas au chant d'une sirène, bornée, mais pleine de bonne volonté, et qui vous laissera tomber comme une vieille chaussette quand cette fameuse fibre sera aussi usée que les cordes vocales de certains de nos jeunes chanteurs !

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